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Éducation

Éducation nationale : entre 15% et 25% de professeurs mobilisés contre les réformes de Jean-Michel Blanquer

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Entre 15 et 25% des enseignants du primaire sont en grève ce jeudi. Sept syndicats opposés aux réformes du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ont appelé à cesser le travail. Certaines écoles seront fermées toute la journée.

Manifestation contre la loi Blanquer à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 30 mars 2019
Manifestation contre la loi Blanquer à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 30 mars 2019 © Radio France - Mickaël Chailloux

Rebelote. Alors que 36.000 enseignants d'écoles maternelles et élémentaires, de collèges et lycées ont défilé samedi en France selon le gouvernement, ils remettent le couvert ce jeudi. Entre 15% (ministère de l'Education) et 25% (SNUipp-FSU) des professeurs des écoles sont en grève. D'après le principal syndicat du primaire, la mobilisation est plus ou moins importante selon les régions. Le SNUipp-FSU a recensé 70% de grévistes à Paris, 50% en région parisienne et 40% à Toulouse et Nantes. Le rectorat de Paris indique de son côté 37% de grévistes dans les écoles maternelles et élémentaires de la capitale.

Sept syndicats de l'Education ont appelé à manifester pour protester contre "la loi Blanquer" et la réforme du lycée. Voté par l'Assemblée nationale, le projet de loi "sur l'école de la confiance" doit encore passer début mai devant le Sénat et les syndicats aimeraient le voir retoqué ou même abrogé.

Disparition des directeurs d’école ?

En cause, plusieurs dispositions, notamment la création d'"établissements publics des savoirs fondamentaux", dont l'objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur, et qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d'école.  

Le vote de l'instruction obligatoire à trois ans fait également grincer des dents, en obligeant les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées. Avant la manifestation de samedi, Jean-Michel Blanquer a écrit aux enseignants une lettre de soutien, les présentant comme à "l'avant-garde du progrès social".   

"Le ministre voit bien que la loi ne convient pas aux enseignants, qu'elle ne correspond pas aux préoccupations de l'école", estime Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui appelle jeudi à des grèves, rassemblements et manifestations, avec six autres syndicats.   

Le 19 mars, les enseignants avaient déjà été nombreux à se mettre en grève lors d'une journée de mobilisation interprofessionnelle.

Des écoles fermées toute la journée

La mobilisation pourrait dans certains cas entraîner la fermeture totale d'écoles. A l'instar de l'école maternelle Bienfaisance à Paris (VIIIe). La directrice a écrit aux parents pour leur expliquer les raisons de la grève : si les directeurs d'école disparaissent, "Quel suivi pour les élèves ? Quel interlocuteur pour les parents au quotidien ?", interroge-t-elle par exemple.   

Laetitia, professeure en maternelle à Gennevilliers, se mettra en grève jeudi, comme tous ses collègues : "Je suis prête à m'engager dans un mouvement dur et long car cette loi remet fondamentalement en cause mon métier, auquel je suis très attachée". 

Les enseignants craignent, avec ce projet de loi, d'être muselés dans leur liberté d'expression comme l’expliquent ces deux professeurs au collège rencontrés par France Bleu Berry. 

Dans le secondaire, de nombreux enseignants contestent aussi la réforme du lycée, qui se traduira l'an prochain par la suppression des séries (L, ES et L), remplacées par des choix de spécialité. 

Dans certains établissements, des enseignants mènent depuis plusieurs semaines des "actions de désobéissance" dans toute la France pour montrer leur désapprobation face à cette réforme.  Lucas, professeur au lycée Turgot à Paris, explique que dans son établissement, les enseignants ont décidé de boycotter les conseils de classe et de mettre 20/20 à tous les bulletins du deuxième trimestre des Secondes et Premières.  

Jeudi, plusieurs organisations dont le syndicat étudiant Unef, le syndicat lycéen UNL et plusieurs syndicats (Snesup-FSU, Sgen CFDT, FO, Sud...) appellent aussi à une "journée nationale de mobilisation" contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers.  

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