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Économie – Social

Grève SNCF : à Bordeaux, les cheminots veulent tenir

mardi 8 mai 2018 à 18:17 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

16 jours de grève sur les 36 derniers, depuis le début de la grève des cheminots. Forcément, la situation pèse dans le portefeuille des grévistes. Mais pour eux, le jeu en vaut la chandelle.

Les cheminots de la CGT, lors de la manifestation à Bordeaux, le
Les cheminots de la CGT, lors de la manifestation à Bordeaux, le © AFP - Georges Gobet

C'est un conflit qui dure. Un statu quo, où personne, ni le gouvernement, ni les cheminots grévistes, ne veulent céder. Et ce ne sont pas les dernières annonces d'Edouard Philippe, suite à la réunion à Matignon, qui rassurent les grévistes. "Il y a eu réunion, mais il n'y a pas eu de négociation, explique Olivier, conducteur de train, et délégué CGT à Bordeaux. Si le gouvernement avait voulu motiver encore plus les cheminots, il ne s'y serait pas pris autrement".

C'est aussi une bataille de chiffres entre les deux camps. Avec d'un côté, la SNCF et le gouvernement qui affirment qu'il y a un essoufflement, et les syndicats, qui le contestent. Sur les anciennes régions Aquitaine et Poitou-Charentes, on parle de 50% de grévistes côté direction. Les syndicats, sans donner de chiffre, estiment ce nombre beaucoup plus important. "Parce que ces chiffres ne comptabilisent pas ceux qui sont en repos, mais vont quand même aux assemblées générales par exemple", confie l'un d'entre eux. 

Le jeu en vaut la chandelle, on joue quand même l'avenir de notre métier

Ce sont donc une moitié de cheminots qui perdraient de l'argent chaque mois. Mais qui entendent tenir. Non, le sujet n'est pas spécialement abordé dans les assemblées générales quotidiennes. Mais pour Olivier, conducteur de train, et délégué CGT, les cheminots ne sont pas encore trop affectés après un mois de conflit : "Les retenues salariales se font en fin de mois, donc, pour l'instant, les conséquences ne sont pas trop importantes, dit-il. C'est sûr qu'à un moment, il y aura une influence sur le budget des familles. Mais le jeu en vaut la chandelle, on joue quand même l'avenir de notre métier"

Et les grévistes sont aussi rassurés par la solidarité. Notamment avec cette cagnotte, qui a rassemblé plus d'un million d'euros, en solidarité avec les grévistes, sur la plateforme change.org. "C'est un encouragement à tenir, reprend Olivier".

Son collègue Jérôme sort à peine de l'assemblée générale, qui se tient à Bordeaux au dépôt de la gare Saint-Jean. Ce lundi, férié, elle a réuni 50 personnes, sans aucun journaliste, pas invités à entrer. Jérôme, lui a déjà fait "sept ou huit jours de grève", explique-t-il, sans être capable de chiffrer précisément le manque à gagner. Parce que, avec les roulements et les jours de repos, rares sont les grévistes ayant fait les 16 jours de grève en totalité, ce qui limite aussi les pertes financières. Qui devraient tout de même être importantes. Puisque les syndicats ne s'interdisent rien, même pas de prolonger le mouvement aux mois de juillet et août.