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Économie – Social

Grève SNCF : le Médef de Gironde et la CGPME de Nouvelle Aquitaine disent stop

mercredi 4 avril 2018 à 17:48 Par Jules Brelaz, France Bleu Gironde

Alors qu'un retour progressif à la normale est attendu jeudi matin à la SNCF, après deux premiers jours de grève perlée, plusieurs organisations patronales s'inquiètent des conséquences économiques du mouvement des cheminots sur le long terme.

Durant les deux premiers jours de grève perlée, 16 TER ont circulé en Gironde, au lieu des 700 en temps normal.
Durant les deux premiers jours de grève perlée, 16 TER ont circulé en Gironde, au lieu des 700 en temps normal. © Maxppp - Aurelien Morissard

Mérignac, France

Salariés en retard ou absents, déplacements à Paris annulés... Après les deux premiers jours de grève perlée à la SNCF, et sans attendre les 34 autres journées de mobilisation, le Médef de Gironde s'inquiète d'une éventuelle poursuite du mouvement des cheminots. "Cette semaine nous avons été perturbés", explique Franck Allard, président de l'organisation patronale qui regroupe plus d'un millier de chefs d'entreprises. 

Les cheminots sont déconnectés de la réalité, ils se battent pour des acquis qui datent d'un autre temps, de l'époque où les trains circulaient à la vapeur, du temps de Zola

"C'est une gène qu'on doit subir, ce n'est pas nous qui allons conduire les trains, nous sommes impactés au niveau de nos cadres qui n'ont pas pu aller sur Paris, Lyon ou Marseille, et quand ça se double d'une grève aérienne, donc là on est bloqués chez nous", résume le dirigeant de Filhet-Allard, société de courtage d'assurances dont le siège est à Mérignac et qui compte 1.200 salariés. Franck Allard appelle cependant le gouvernement "à ne rien céder".

"Ces perturbations risquent de nous faire perdre de l'activité"

Les petites et moyennes entreprises de la région tirent elles aussi la sonnette d'alarme. La CGPME de Nouvelle Aquitaine "regrette le manque de négociation et de concertation" à la SNCF. "En plus des désagréments quotidiens qui nous impactent tous, employeurs et salariés du public comme du privé, ces perturbations risquent de nous faire perdre de l'activité, des pourcentages de croissance qui ne serviront pas notre pays, notre Région".

Pour Bertrand Demier, vice-président de la CPME, "il est donc urgent que les syndicats de cheminots retournent à la table des négociations et de mettre un terme à ce mouvement qui n'a plus rien d'une grève perlée".