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Économie – Social

Grève SNCF : "Mobilisation inédite" pour les syndicats, "posture incompréhensible" selon le gouvernement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a déploré jeudi une "posture incompréhensible" après la grève décidée par l'intersyndicale de la SNCF pour protester contre la réforme de l'entreprise.

L'intersyndicale des cheminots de la SNCF a décidé jeudi d'une grève deux jours sur cinq du 3 avril au 28 juin, comprenant les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.
L'intersyndicale des cheminots de la SNCF a décidé jeudi d'une grève deux jours sur cinq du 3 avril au 28 juin, comprenant les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai. © Maxppp -

"Il reste quinze jours pour que le gouvernement entende", a prévenu vendredi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur franceinfo. Les syndicats de la SNCF ont appelé jeudi les cheminots à entamer une grève reconductible de deux jours sur cinq à partir du 3 avril. Mais le gouvernement ne reviendra vraisemblablement sur sa réforme menée via ordonnances d'ici-là.

"Incompréhensible"

"Je ne peux que déplorer cette décision qui manifestement vise à pénaliser les usagers", a déclaré la ministre des Transports Elisabeth Borne, sur BFM TV. "Cette posture est incompréhensible" et "ma posture à moi, c'est la concertation, la négociation", a-t-elle ajouté. 

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a pour sa part jugé que cette grève était "un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée".

Un choix "innovant" : le "conflit marathon"

L'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT de la SNCF a annoncé jeudi soir une grève au rythme de "deux jours sur cinq" à partir du mardi 3 avril et jusqu'au jeudi 28 juin pour protester contre la réforme en cours de l'entreprise. Au total, l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-rail-CFDT Cheminots a prévu 36 jours de grève en trois mois, comprenant les vacances de printemps des trois zones et l'ensemble des ponts du mois de mai. 

La mobilisation choisie par les syndicats est inédite. Pour Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminot, il s'agit d'un "choix assez innovant parce que nous allons engager un conflit marathon. On ne pense pas que pour convaincre le gouvernement il faille un sprint." À la question "pourquoi ne pas faire grève tous les jours", il répond : "Parce qu'il y a aussi la nécessité de gêner sans trop gêner les usagers, les voyageurs. Nous voulons aussi que les citoyens français comprennent notre combat."

Laurent Berger de la CFDT assure par ailleurs que le service minimum sera respecté lors de cette mobilisation.

L'intersyndicale s'est donnée rendez-vous à nouveau mercredi prochain pour décider des détails de ce mouvement de grève. 

  - Radio France
© Radio France -
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