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Économie – Social

Grève SNCF : pourquoi les cheminots poursuivent le mouvement ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Quelque 200 cheminots des deux technicentres de Châtillon (Hauts-de-Seine) ont décidé de la poursuite du mouvement de grève, faute d'accord avec la direction. 34% des trains circulent ce mardi sur l'axe Atlantique. On vous explique les raisons de ce mouvement.

Les cheminots à la sortie de la première assemblée générale
Les cheminots à la sortie de la première assemblée générale © Radio France - Samuel Monod

Châtillon, France

Une grève en cache une autre. Après le mouvement social ayant paralysé la quasi-totalité du réseau SNCF le week-end du 19 et 20 octobre, c'est maintenant la façade Atlantique qui est touchée. Lundi, trois TGV sur dix circulaient. Ce mardi, ce sont seulement 34% des trains qui partiront de la gare Montparnasse. 

Entre la direction et les cheminots, rien ne va plus, et les motifs et revendications de la grève sont même assez flous. Tout part de ce projet, initié par la direction du TGV Atlantique SNCF, et qui supprime un accord local assurant douze jours supplémentaires de congés par an aux salariés. C'est à partir de là que les confusions commencent. 

Grève illégitime, et mauvaises conditions de travail 

D'un côté, la direction TGV Atlantique, qui affirme, une fois la grève lancée, qu'elle est revenue sur sa décision, et que ces jours de congés seraient bien maintenus...   D'un autre, les syndicats de cheminots, qui restent assez vague sur ce sujet. Hier, à la sortie de deux assemblées générales, ils n'ont pas su répondre clairement sur la disparition, ou non, de cet accord syndical...

En revanche, ce qui est certain, c'est que les 200 grévistes, soit un peu plus de 10% des effectifs des deux technicentres de Chatillon, réclament de meilleures conditions de travail, et protestent contre le gel des salaires depuis 5 ans, le fait de travailler en sous effectif, et de voir des dizaines de leurs collègues démissionner. "Je souffre de fatigues cumulées. Pour nos familles, c'est très dur. Les roulements, travailler en décalé. Ma vie de famille est devenue très compliquée" raconte Rachid, un cheminot. "On essaye de faire passer les cheminots pour des nantis, des privilégiés, pour des personnes qui prennent en otage les vacanciers. Il faut savoir que l'ensemble des cheminots sont solidaires avec les voyageurs. On comprend que c'est pas évident, qu'on est en période de vacances. Mais c'est la direction qui a posé son projet (de suppression des douze jours supplémentaires, ndlr) le premier lundi des vacances ! Ce sont les cheminots qu'elle vient chercher ! Et après, elle s'étonne d'avoir une réponse des cheminots" proteste Anasse Khabib, délégué syndical Sud Rail.  

Les cheminots réclament de meilleures conditions de travail, notamment.  - Radio France
Les cheminots réclament de meilleures conditions de travail, notamment. © Radio France - Samuel Monod

Ce mouvement social est jugé sauvage et illégitime par la direction, car les syndicats n'ont pas respecté les 48 heures de délai légal de préavis... Les grévistes rétorquent dans le communiqué de lancement de grève : "nous respecterons les délais de prévenance le jour où la direction respectera les salariés, mais aussi les voyageurs, qui payent de plus en plus cher les trains, avec de moins en moins de service. C'était le seul moyen de se faire entendre". 

Paiement des jours de grève

Un autre point confus du conflit : le paiement des jours de grève. Une affirmation lancée par Gwendoline Cazenave, la directrice du TGV Atlantique SNCF... qui a affirmé que les cheminots avaient réclamé le remboursement de leurs jours de grève, ainsi qu'une prime. Du côté des syndicats, ont dément formellement. Jamais, selon eux, il n'a été question de se faire payer ces jours de grève.

Alors, qui a tort ? Qui a raison ? La question se pose, et, en attendant, ce sont les voyageurs qui en font les frais. 

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