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Économie – Social

Grève SNCF : taxis et commerçants, victimes collatérales à La Rochelle

mercredi 2 mai 2018 à 18:07 Par France Bleu La Rochelle, France Bleu La Rochelle

Depuis un mois, grève perlée oblige, les gares vivent au ralenti. A proximité de la gare de La Rochelle, bars, restaurants, hôtels, taxis vivent aussi au rythme du bras de fer entre gouvernement et cheminots.

Depuis le début de la grève le quartier de la gare vit au ralenti à La Rochelle
Depuis le début de la grève le quartier de la gare vit au ralenti à La Rochelle © Radio France - Delphine-Marion Boulle

La Rochelle, France

Par Delphine Marion Boulle

Devant la gare, une file de taxi. Les uns ont le moteur coupé, les autres font la sieste. Depuis un mois, Yann et ses collègues vivent au rythme de la grève perlée. Des jours sans trains ou presque, donc sans clients, ou presque. D'autres où les trains arrivent plein, sans qu'il y ait suffisamment de taxis pour répondre à la demande, mais cela reste rare. 

Les entreprises n'ont pas de collaborateurs qui viennent pour des rendez-vous. Les gens voyagent moins parce qu'ils s'organisent différemment. Pour nous, c'est une perte importante parce que l'on emmène plus les gens dans les hôtels et les restaurants. Même pour eux c'est beaucoup moins de fréquentation.

Les bars et brasseries à proximité de la gare subissent également les effets de cette grève longue durée.  Bénédicte, dont la brasserie est située sur l'avenue qui mène au Vieux-Port, a vu ses ventes à emporter fondre depuis un mois. Le soir, les clients se font plus rares, comme les arrivées de trains en gare. 

Scénario identique, voire plus difficile encore, pour ceux qui font face à la gare, comme Nicolas. En plus de la grève, les travaux de la façade n'ont pas aidé sa brasserie et son bar. Il a fait le bilan du mois d'avril et ce n'est pas bon. Le jeune patron estime que son commerce va mettre 1 à 2 ans pour s'en remettre.

Sur le mois d'avril le chiffre d'affaires est divisé par deux.

Les quartiers de gares ne sont pas les seules victimes collatérales du conflit entre gouvernement et cheminots. Si les touristes commencent à revenir, ou voyagent différemment, le climat social de ce mois d'avril n'a pas aidé au démarrage de la saison touristique.