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Économie – Social

Groupe Doux : la pression monte, la direction précise son plan de transformation

jeudi 23 novembre 2017 à 5:52 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel

Un Comité Central d'Entreprise avait lieu ce mercredi à Châteaulin. Pas de grande annonce par rapport au plan dévoilé en septembre, mais quelques précisions tout de même. Le groupe Terrena est déterminé à sauver Doux, mais il lui faudra être sérieusement épaulé.

Doux
Doux © Radio France - Benjamin Bourgine

Finistère, France

Le plan de relance du groupe volailler, on le connait dans ses grandes lignes. Montée en gamme, délocalisation du poulet congelé vers des producteurs d'Europe de l'Est (Ukraine) et reconquête du marché frais hallal. Mais pour mettre tout ça en musique, Doux continue de prospecter et de rechercher des partenaires. Industriels et financiers.

Une entrée au capital ?

"Le but, aujourd'hui, c'est de sauver l'entreprise. Notre plan dévoilé en septembre le prévoit, mais là nous n'avons pas la surface financière pour les 100 millions d'euros d'investissement" indique un porte-parole du groupe volailler. Très concrètement, cela veut dire que les actionnaires Terrena et Al Munajem sont à la recherche de nouveaux investisseurs, et pas hostiles à une entrée au Capital du groupe volailler, si son sauvetage est à ce prix. Les pouvoirs publics devront certainement aussi mettre la main à la poche.

La conjoncture chez Doux n'est pas florissante. Le premier semestre 2017 a été très dur. Lors du 2e, les prix sont un peu remontés, mais cela reste insuffisant, et les pertes sont toujours énormes. Les investissements, à hauteur de 100 millions d'euros prévoient notamment une transformation des lignes d'abattage du site de Châteaulin.

Compétitifs à l'export, la condition sine qua non

D'après nos informations, la trajectoire financière de l'entreprise serait sécurisée jusqu'en mars prochain. Mais au-delà, il faudra que la situation ait sérieusement évoluée.

Leur plan, j'y crois. Ils font un pari. André Sergent, président de la chambre d'agriculture du Finistère

La chambre d'agriculture du Finistère se dit confiante dans ce plan. Pour le président, André Sergent "Moi j'y crois. Ils font un pari, mais à quitte ou double. J'encourage les jeunes à se lancer la filière volaille. Il y a de l'avenir dans cette filière, mais il faut que nous soyons compétitifs à l'export". Exactement ce que se dit la direction de Doux, aujourd'hui frontalement opposée à la concurrence brésilienne, entre autres.