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Économie – Social

Hagondange : Ascometal repris par Schmolz et Bickenbach, l'aciérie menacée

lundi 29 janvier 2018 à 17:05 Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord

Le Suisse Schmolz et Bickenbach a remporté le duel qui l'opposait à Liberty Steel pour la reprise du groupe sidérurgique Ascométal. Si l'usine d'Hagondange est pérennisée, son aciérie devrait cesser de fonctionner d'ici deux ans. Les salariés mosellans se mobilisent pour l'empêcher.

L'aciérie d'Ascométal à Hagondange pourrait fermer d'ici deux ans
L'aciérie d'Ascométal à Hagondange pourrait fermer d'ici deux ans © Maxppp - PQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Hagondange, France

Les salariés d'Ascométal à Hagondange connaissent le nom de leur repreneur. Ce lundi, la chambre commerciale du TGI de Strasbourg a retenu la candidature de Schmoltz & Bickenbach pour le rachat du groupe sidérurgique, placé en redressement judiciaire cet automne

Ascométal possède son siège social à Hagondange, et emploie 500 personnes à la fabrication d'aciers spéciaux. Le Germano-Suisse était en concurrence avec Liberty Steel.

Une reprise qui inquiète dans la cité mosellane

Selon la CGT, le nouveau propriétaire de l'usine compte supprimer 37 postes. Mais surtout, son projet de reprise prévoit de stopper l’aciérie. Ne resterait que le laminoir et le pôle recherche. Pour faire entendre leur désaccord, les salariés sont appelés à faire grève mercredi, et à se rassembler devant le site. Car l'aciérie représente à elle seule environ 150 postes.

C'est quelque chose que nous n'acceptons pas. On nous met en permanence en concurrence entre les usines et les outils pour des questions de coûts. On ne parle jamais de l'humain, on ne parle jamais des employés." (Yann Amadoro, délégué CGT Ascométal) 

Le ministre de l'Economie attendu sur ce dossier

Bruno Le Maire, en visite en Moselle mercredi, devrait être alerté par les élus locaux sur l'avenir de l'aciérie. Pour le député (LREM) de Moselle, Belkhir Belhaddad,  "le transfert des activités en Allemagne doit faire l'objet de négociations." L'élu évoque la question des brevets, le devenir des salariés, et "la souveraineté de notre pays concernant la production d'aciers spéciaux, notamment pour la défense." Le maire (PCF) et ex-sénateur de Moselle, Patrick Abate, appelle l'Etat "à prendre ses responsabilités". 

L'aciérie d'Ascométal à Hagondange  - Radio France
L'aciérie d'Ascométal à Hagondange © Radio France - Clément Lhuillier

Le maire d'Hagondange entend également agir en coulisses pour tenter d'infléchir la position de S&B. "Il est à souhaiter, espère Jean-Claude Malher, que l'année décidée de poursuite de l'activité de l’aciérie démontre au repreneur qu'il a un outil efficace et économiquement intéressant."

Il serait dommageable pour la France et pour notre région qu'un outil de cette qualité-là soit repris pour être utilisé ailleurs." Jean-Claude Malher, maire d'Hagondange 

En revanche, l'offre de S&B ne comprend pas le site de Saint-Saulve dans le Nord. Un véritable coup de massue pour les 299 salariés qui risquent de perdre leur emploi.