Économie – Social

Ham : près de 500 manifestants pour sauver l'usine Pentair Griss

Par Vincent Delorme, France Bleu Picardie vendredi 8 janvier 2016 à 11:49

L'ambiance est restée bon enfant, à Ham, malgré le gros enjeu en terme d'emploi.
L'ambiance est restée bon enfant, à Ham, malgré le gros enjeu en terme d'emploi. © Radio France - Fanny Bouvard

Près de 600 personnes ont manifesté ce vendredi matin à Ham, dans l'Est de la Somme, pour soutenir les 133 salariés de la robinetterie industrielle Pentair Griss (ex-SAPAG). Le site est rentable, mais la restructuration lancée par le propriétaire américain prévoit de le fermer.

Près de 600 personnes ont manifesté vendredi matin à Ham, dans la Somme. Des commerçants ont baissé leurs rideaux en signe de solidarité avec le site Pentair Griss, spécialisé dans la robinetterie industrielle, sur la sellette depuis la mi-décembre. 

L'actionnaire américain, qui a repris le site en 2012, a lancé une vaste restructuration. Elle passe par la réduction de moitié les effectifs du site de Saint-Ouen-L'Aumône (Val d'Oise), qui passerait de cent à cinquante emplois, la perte de vingt-cinq postes à Armentières (Nord) sur 245 et donc la fermeture de l'usine de la Somme, qui compte 133 salariés. 

Dans le cortège, notamment 120 personnes venues d'Armentières. Les manifestants, avec aussi des élus locaux, habitants et commerçants solidaires, ont brandi des pancartes "Je suis SAPAG", l'ancien nom de Pentair Griss. Le prêtre de Hama a fait sonner les cloches de l'église au passage des manifestants. 

Les élus font pression

Dans le même temps, Xavier Bertrand, président Les Républicains de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Stéphane Demilly, député UDI de la Somme, ont rencontré à Schaffhausen, en Suisse alémanique,  le comité de direction du groupe. 

Ils ont demandé que « de nouvelles propositions soient faites par la direction aux représentants du personnel le 18 janvier ». Et les deux élus précisent qu'ils ont l"intention de rencontrer à nouveau les représentants du personnel, à Ham, « immédiatement après la réunion de ce Comité d'Entreprise » dans dix jours.

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