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Économie – Social

Hausse du fioul et sécheresse : une trentaine d'éleveurs de la Sarthe déposent le bilan

jeudi 1 novembre 2018 à 6:01 Par Soisic Pellet, France Bleu Maine

Cette année, les éleveurs de la Sarthe font face à de nouvelles difficultés. En plus des frais habituels et de la baisse des cours, sécheresse et hausse du prix du fioul se sont ajoutées. Résultat : des factures toujours plus difficiles à payer. Une trentaine d'entre eux a même déposé le bilan.

L'herbe n'a pas poussé en septembre faute de pluie.
L'herbe n'a pas poussé en septembre faute de pluie. © Radio France - Soisic Pellet

Brains-sur-Gée, France

La vie d'un éleveur sarthois, comme partout en France, est souvent compliquée. Depuis plusieurs années, ils sont confrontés à des difficultés récurrentes : des revenus de moins en moins importants et des prix de vente en baisse. "On perd à peu près 10 à 15% chaque année" affirme Eric Naveau, éleveur à Brains sur Gée. Sauf qu'en plus, cette année, des hausses surprise perturbent encore le budget des agriculteurs. 

4000 euros de plus pour le fioul

D'abord, le fioul, indispensable pour faire avancer les tracteurs. "Et comme tout citoyen qui se rend compte qu'à la pompe, c'est de plus en plus cher, pour nous c'est pareil" explique Eric Naveau. Il a fait le calcul : 3000 à 4000 euros déboursés en plus par rapport aux années précédentes. 

Autre dépense imprévue : le fourrage pour les animaux, utilisé dès le mois de septembre, alors qu'il est réservé pour l'hiver normalement. Cette année, avec un été indien très long et aucune goutte de pluie tombée en septembre, l'herbe n'a pas poussé. Les éleveurs ont donc été obligés d'utiliser leurs stocks et doivent donc en racheter pour finir l'année. 

Quand on commence à tout cumuler, ça fait beaucoup - Eric Naveau, éleveur sarthois 

Plus question d'investir 

Conséquence : cet argent utilisé pour les factures n'ira pas aux investissements. Les machines trop vieilles ou en panne ne seront pas remplacées. Certains sont même obligés de vendre plus tôt que prévu leurs bêtes, "même si elles ne sont pas engraissées, ils vont les vendre au rabais" regrette Laurent Bordreau, éleveur lui aussi. 

Pour d'autres, les frais sont devenus impossibles à gérer : une trentaine d'éleveurs du département sont aujourd'hui en dépôt de bilan.