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Économie – Social

Les prix des fruits et légumes s'envolent sur le marché de Chambéry

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Sur le marché de la place Genève de Chambéry, un commentaire revient dans la bouche des clients : les prix ont augmenté. Selon l'Insee, le prix des produits frais a en effet bondi de 6,7% cet été, par rapport à l'année dernière. Principale raison : la grêle et la canicule.

Sur le marché place Genève à Chambéry, la plupart des clients trouvent les fruits et légumes trop chers.
Sur le marché place Genève à Chambéry, la plupart des clients trouvent les fruits et légumes trop chers. © Radio France - Augustin Bordet

Chambéry, France

Entre les tomates et les haricots, Marie-Paul fulmine. "La sécheresse, je veux bien. Le manque d'eau aussi. Mais là c'est trop. Des haricots verts à 10 euros le kilo, il ne faut pas exagérer !"

Annie a bien remarqué aussi, "il n'y a qu'à voir mon porte-monnaie", soupire-t-elle. Grosse consommatrice de fruits, elle a dû faire un trait sur son kilo de nectarines. "Et les cerises ! Plus de 9 euros le kilo, c'est incroyable ! Je suis retraitée, et je n'ai pas les moyens de manger des fruits et des légumes frais tous les jours."

Un choix de consommation auquel Nicole a aussi renoncé. "On ne mange plus de haricots frais. On les achète en boîte." Elle n'arrive pas à comprendre cette soudaine hausse des prix. "C'est vrai que le temps y est pour quelque chose, mais ça ne nécessite pas des prix pareils", déplore-t-elle.

De mauvaises récoltes pour les producteurs

Pourtant les producteurs expliquent ne pas pouvoir vendre à prix plus bas. Eric est maraîcher à Cognin. Il a dû augmenter légèrement le prix de ses haricots. "Il n'y a quasiment pas de récolte suite à la sécheresse et aux hautes températures. _On a frisé les 40°C_. On n'a presque pas eu de pluie. Ça a fait grillé les fleurs, et les plantes ne produisent pas.

Quelques stands plus loin, Monique, productrice de légumes, avoue qu'elle ne pourra probablement pas baisser ses prix. "Avec la chaleur, la production est réduite, mais les efforts pour la maintenir sont multipliés. Donc il y a une maintenance des prix, mais ce n'est vraiment pas une volonté des producteurs de vendre à des prix plus élevés."

Elle estime sa perte de production à 40 %, par rapport à l'été 2018 qui avait déjà été difficile. "La chaleur est venue très tôt, tout de suite après un mois de mai très froid, qui avait déjà perturbé les plantations."

A la fin, il faut qu'on s'y retrouve aussi - Camille, maraîchère

Même si les récoltes ne sont pas bonnes, elles ont quand même un coût pour les producteurs, rappelle Camille, qui travaille avec ses parents. "Que ce soit le haricot ou la tomate, on achète les graines ou les plants. Avec la canicule, il faut plus arroser, donc payer plus l'eau. Et il y a le tracteur, le fioul. A la fin, il faut qu'on s'y retrouve. On ne peut pas produire à perte."

Les producteurs espèrent cependant une amélioration des récoltes d'ici la fin de l'année grâce à la récente baisse des températures et à la pluie.

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