Économie – Social

Hausse du prix du tabac : réaction de buraliste à Dijon

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne lundi 13 novembre 2017 à 15:34

L'eden bar rue des Perrières à Dijon
L'eden bar rue des Perrières à Dijon - google maps

Le paquet de cigarettes est plus cher depuis ce lundi. Une augmentation de 30 centimes d'euros en moyenne, portant le paquet à 7 euros 30 pour la marque la plus vendue. Les clients sont résignés. Mais qu'en pensent les buralistes ?

Si vous êtes fumeur, vous l'avez sans doute senti passer ce lundi. Le tabac a augmenté en moyenne de trente centimes d'un coup. Et ce n'est pas fini puisqu'en mars prochain, ce sera un euro supplémentaire et d'ici 2020, l'objectif du gouvernement est d'amener le paquet de cigarettes à 10 euros. Les clients sont résignés et les buralistes se montrent plutôt dubitatifs. C'est le cas de Florent Caroline, cogérant de l'Eden Bar, rue des Perrières à Dijon. Tous ces clients ont eu la même réaction ce lundi à savoir un ras le bol général. Mais de là à les inciter à arrêter de fumer, visiblement ce n'est pas gagné selon Florent Caroline.

"Certains disent qu'ils y pensent mais beaucoup d'autres me disent qu'ils finiront par aller acheter leurs cigarettes ailleurs, soit sur le marché parallèle, soit à l'étranger. C'est ce qui transparaît. Je le vois même plus du côté bar, où les paquets colorés fleurissent encore. Ce sont des paquets qui viennent des pays du Maghreb, qui viennent du Luxembourg; d'Espagne ou des pays de l'Est, plus nos paquets "moches" français." explique le buraliste. Les paquets "moches," ce sont les paquets neutres qui n'ont visiblement jusqu'à présent eu qu'un effet très limité sur la baisse de la consommation.

Le coin 'bureau de tabac" de l'Eden Bar  - Radio France
Le coin 'bureau de tabac" de l'Eden Bar © Radio France - Christophe Tourné

Pour ce commerçant, cette hausse du prix du tabac va avoir bien avoir des résultats. Mais si le gouvernement entend faire disparaître le tabagisme, en s'attaquant au porte monnaie, Florent Caroline en est persuadé, si disparition il y aura, ce sera essentiellement celles des petits buralistes.

"On craint pour l'avenir de tous les buralistes. Surtout les plus petits pour lesquels cela va être très compliqué. Si tout le monde décide d'arrêter de fumer, ce que je ne crois pas forcément, mais si les gens vont à l'extérieur pour chercher leurs cigarettes, les petits buralistes auront du mal à survivre. Il faut trouver d'autres ressources. Ici il y a le bar qui complète l'activité!" précise Florent Caroline.

Tous les buralistes de côte d'Or se réuniront en décembre pour faire le point.

Retrouvez cet interview ce mardi 14 novembre sur France Bleu Bourgogne à 6H43 et 8H12.