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Économie – Social

Haute-Loire : Cheynet et Fils c’est fini, 180 salariés au chômage

Le spécialiste du ruban de Saint-Just-Malmont (Haute-Loire) n’a pas trouvé de repreneur. C’est la fin de longs mois d’attente judiciaire pour la direction et les salariés, qui perdent leur travail.

L'entreprise Cheynet à Saint-Just-Malmont
L'entreprise Cheynet à Saint-Just-Malmont © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Just-Malmont, France

Cette fois c’est vraiment terminé pour Cheynet et Fils. Le spécialiste du ruban de Saint-Just-Malmont (Haute-Loire) met officiellement la clé sous la porte. L’entreprise cesse immédiatement son activité ce mardi 2 avril après la décision du tribunal de commerce de Lyon.  180 salariés vont donc perdre leur travail.

"On ne réalise pas. C'est 30 ans de ma vie."

C’est la fin de longs mois de procédure judiciaire pour cette société qui comptait il y a peu encore parmi les fleurons industriels de Haute-Loire. Aujourd’hui, il ne reste plus chez les salariés que de l’amertume de voir leur entreprise couler malgré deux millions d’euros d’investissements publics consentis il y a deux ans. 

Difficile à réaliser même pour Carole Chapelon, déléguée Force Ouvrière : "On ne réalise pas. Je ne me projette pas. Je n'y arrive pas. Je suis rentré dans l'entreprise à l'âge de 16 ans. C'est 30 ans de ma vie. Je suis sortie d'école le vendredi et le lundi je commençais à l'usine. On va aller trouver du boulot où ? _On avait une lueur, un espoir. Mais là c'est fini_".

600 000 euros de commandes non livrées

Grégoire Giraud, le directeur du groupe, est quant à lui sorti de l'audience excédé car le tribunal de commerce n’a pas permis de poursuivre l’activité quelques jours pour permettre d’assurer 600 000 euros de commandes en échange de 2000 euros de primes supralégales pour les salariés. 

"Je me suis battu jusqu'au bout", assure-t-il. "Et aujourd'hui cela s'arrête sans qu'on nous permette de terminer tous ensemble en livrant les clients. J'avais 600 salariés au départ et aujourd'hui je n'en ai plus que 180. Si je suis encore là 25 ans après c'est que je me suis battu. Sinon cela ferait longtemps que j'aurais arrêté Cheynet et Fils. Si l'entreprise s'arrête aujourd'hui c'est parce que son marché n'est plus là."

Un argument que n’accepte pas Maurad Rabhi, secrétaire générale de la Fédération Textile Habillement Cuir présent au tribunal de commerce de Lyon : "Bien sûr que le marché est difficile mais quand on est un capitaine d'industrie on regarde de l'avant, on anticipe. Monsieur Giraud s'est entêté dans sa stratégie et n'a pas voulu ouvrir son capital. Un concurrent turc était intéressé il y a trois ans, il l'a écarté."

Un repreneur potentiel peut encore acquérir la société et sauver quelques emplois mais la casse sociale sera quoi qu’il arrive immense.

Saint-Just-Malmont, en Haue-Loire - Radio France
Saint-Just-Malmont, en Haue-Loire © Radio France - Denis Souilla