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Haute-Loire : Hervé Roux, le patron d'une TPE de pointe à la recherche d'un repreneur altiligérien

Après presque 40 ans d'existence à Craponne-sur-Arzon, Hervé Roux cherche un repreneur pour son atelier. Une TPE de pointe, fabricant de pièces d'usinage principalement pour l'aéronautique, qui reprend des couleurs un an après le Covid en se diversifiant.

L'atelier d'Hervé Roux, c'est une TPE autour d'une dizaine de machines de haute technologie et de deux salariés à ses côtés.
L'atelier d'Hervé Roux, c'est une TPE autour d'une dizaine de machines de haute technologie et de deux salariés à ses côtés. © Radio France - Julien Gonzalez

"Le rural peut tout à fait se combiner avec haute technologie" : c'est le crédo d'Hervé Roux et de son atelier à Craponne-sur-Arzon en Haute-Loire. Depuis près de 40 ans, il crée des pièces en sous-traitance, principalement pour l'aéronautique. Un secteur de pointe qui a subi les aléas de la crise sanitaire même s'il voit peu à peu des signes de reprise un an après le Covid, des signes encourageants à l'heure de trouver un repreneur. 

L'atelier d'Hervé Roux cache bien son jeu : c'est dans une pièce de moins de 200 m² qu'une dizaine de machines de haute technologie aiguise des pièces en métal pour les rendre coupantes. Une véritable niche puisque "seules quatre à cinq entreprises tiennent cette spécialité en France" pour des secteurs de pointe, microscopiques comme macroscopiques. 

Je vais avoir des outils à fabriquer pour des boutons de manchettes pour une marque de luxe et ça va jusqu'aux outils pour des pièces du train d'atterrissage d'Airbus. 

Dans son atelier à la campagne en Haute-Loire, Hervé Roux travaille comme sous-traitant pour des secteurs de pointe ou à forte valeur ajoutée.

"Pour la semaine prochaine, je vais avoir des outils à fabriquer pour des boutons de manchettes pour une marque de luxe. Et mon activité, ça va jusqu'à l'outil pour réaliser des pièces du train d'atterrissage d'Airbus ou de Boeing".  

Sauf qu'avec la crise sanitaire, l'arrêt de l'aéronautique a fait chuté son chiffre d'affaire de moitié, de 300 000 euros à 152 000 euros. Des pertes compensées en partie par le médical même si les éléments pour prothèses ont pris du retard à cause de chirurgies déprogrammées; le luxe, lui, monte en puissance... Bref Hervé Roux a dû s'adapter !

Il faut absolument répondre à toutes les propositions : si on est diversifié, on résiste beaucoup mieux à une crise ! 

Face à la crise, Hervé Roux s'est réadapté en se diversifiant vers le médical et le luxe pour compenser les pertes de l'aéronautique.

"Il faut absolument répondre à toutes les propositions qui avant la crise ne nous intéressaient pas particulièrement. Vu ce qu'on a subi, ça sert de leçon. Si on est diversifié, on résiste beaucoup mieux à une crise quelle qu'elle soit !" 

Une TPE avec un savoir faire qu'il veut transmettre : à 65 ans, il cherche quelqu'un pour reprendre le flambeau. Un altiligérien, prêt à se reconvertir, est sur le coup même si le contexte économique n'est pas simple.

Il y a une entreprise suisse qui est intéressée pour acquérir mon matériel et une partie de mon savoir-faire. Mais ça serait dommage : je voudrais que mon entreprise reste ici en Haute-Loire ! 

A 65 ans, Hervé Roux cherche un repreneur pour reprendre le flambeau et un altiligérien est sur le coup.

"On n'est pas du tout isolés : en quelques heures, on peut être dépanné au besoin. Tous les jours, j'ai un transporteur qui passe à 16 heures et mes outils sont dans la région parisienne le lendemain matin à 9 heures donc il n'y a pas d'obstacle à être à la campagne. Je suis en train de transmettre mon entreprise : c'est un jeune homme qui a fait dix ans dans le travail du moule, qui est très performant. Actuellement, il est un peu perturbé pour obtenir son financement mais je suis sûr que ça va aboutir. Avant la pandémie, pour les banques, de savoir qu'on travaillait pour l'aéronautique, c'était tout à fait positif; maintenant, c'est plutôt un handicap. Je voudrais que ça reste ici, si possible en Haute-Loire. Il y a une entreprise suisse qui est intéressée pour acquérir mon matériel et une partie de mon savoir-faire. Mais ça serait dommage et j'ai deux salariés, j'aimerais bien qu'ils puissent continuer à exercer leur métier". 

Et d'ici là, qu'il trouve un repreneur cette année ou l'an prochain, Hervé Roux fait une promesse : il n'abandonnera pas ses deux salariés. 

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