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Économie – Social

Haute-Loire : quinze jours de plus pour trouver un repreneur à la société Cheynet et Fils

mercredi 16 janvier 2019 à 17:14 Par Octavie Couchard, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu Pays d'Auvergne

L'entreprise de textile de Saint-Just-Malmont a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon le 5 décembre. Les potentiels repreneurs avaient jusqu'au mardi 15 janvier, minuit, pour présenter leurs offres. Ce délai a été rallongé de quinze jours, jusqu'au 1er février.

L'entreprise Cheynet à Saint-Just-Malmont
L'entreprise Cheynet à Saint-Just-Malmont © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Just-Malmont, France

Le délai pour les offres de reprise de Cheynet et Fils à Saint-Just-Malmont (Haute-Loire) est étendu. Cette société fabricante de rubans élastiques est placée en liquidation judiciaire depuis le 5 décembre et les candidats repreneurs avaient jusqu'au mardi 15 janvier minuit pour déposer leurs dossiers. Le délai est étendu de 15 jours, jusqu'au 1er février

Entre les fêtes de fin d'années et les congés, ce n'était pas la période idéale pour monter des dossiers. La direction n'a pas souhaité donner de détail sur les potentielles sociétés intéressées. Pour l'instant, aucun détail ne filtre sur les sociétés, il est difficile de savoir si les intérêts sont sérieux ou non.

Selon les syndicats et les délégués du personnel, deux des candidats à la reprise de Cheynet auraient déjà visités les locaux de Saint-Just-Malmont : une entreprise de la région, dans le secteur du textile mais pas dans la lingerie, cliente de la société fabricante de ruban élastique, qui emploierait une centaine de personne. La seconde entreprise qui aurait déjà visité les locaux altiligériens est basée dans le nord de la France, aussi dans le secteur du textile mais pas dans la lingerie. 

Toujours selon les délégués du personnel, la direction aurait annoncée au moins six entreprises potentiellement intéressées : cinq françaises et une belge. Pour l'instant, ces sociétés, toutes dans le secteur du textile, se seraient simplement contentées de prendre contact, de se renseigner sur Cheynet et Fils, sans pour autant déposer d'offres concrètes. 

La suite du combat pour les salariés

L'annonce de ces quinze jours supplémentaires a été accueillie avec nuance par le personnel : c'est une bonne nouvelle pour d'éventuelles reprises et pour envisager la suite de l'activité de l'entreprise. "On regarde le côté optimiste, _on aurait pu nous dire qu'il n'y a pas de délai supplémentaire, que c'est fini, donc maintenant on se dit qu'il y a quelque chose de gros en jeu_, donc tout ça nous fait dire qu'il y a encore des gens qui vont peut être venir s'intéresser à notre situation et proposer quelque chose", confie Joël Josserand, délégué du personnel chez Cheynet et Fils. 

Mais d'un autre côté, c'est un report de l'échéance, pour des salariés qui commencent à être usés et fatigués : "C'est une situation qui n'est pas facile à vivre donc on aimerait que ce ne soit pas prolongé, on aurait aimé que ce soit réglé", avoue le délégué du personnel.

L'occasion de saisir des opportunités pour Cheynet et Fils

Quinze jours supplémentaires que Cheynet et Fils entend bien utiliser aussi. L'entreprise sera présente ce weekend, le 19 et 20 janvier, au salon international de la lingerie à Paris et elle espère bien aller à la rencontre de ces potentiels repreneurs

Une nouvelle audience est prévue au tribunal de commerce de Lyon le 5 février prochain. Cheynet et Fils peut continuer son activité et maintenir les 189 emplois jusqu'au 5 mars, en attendant la décision finale.