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Haute-Loire : un restaurant du Puy-en-Velay lance un appel à la désobéissance pour le 14 février

Alexandre Giffard, restaurateur du Puy-en-Velay en Haute-Loire, lance un appel à tous ses collègues pour qu'ils restent ouverts ensemble le 14 février prochain. Un "cri de colère" pas suivi pour l'instant, ce qui l'amène à renoncer à son projet. Mais les témoignages de soutien des clients sont là.

Alexandre Giffard, gérant du Paris-Saigon, aurait aimé ouvrir le 14 février.
Alexandre Giffard, gérant du Paris-Saigon, aurait aimé ouvrir le 14 février. © Radio France - Céline Autin

"_Nous subissons une stigmatisation totalement injustifié_e" : c'est par ces mots qu'Alexandre Giffard, gérant d'un restaurant au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, justifie son appel à désobéir et à rester ouvert le 14 février prochain. La lettre a suscité beaucoup de messages de soutien de la part de clients, mais aucun autre restaurateur n'a manifesté son intention de faire de même. Alexandre Giffard restera donc fermé le jour de la Saint-Valentin.

Un rupture d'équité entre les restaurants ouverts et les autres

Son appel, Alexandre Giffard le perçoit comme un "cri de colère dans une situation injuste". En tant que restaurateur contraint à la fermeture depuis le 30 octobre, il voit avec amertume des restaurants ouverts aux routiers et aux ouvriers du BTP, ou bien des restaurants scolaires ou administratifs, "avec des normes d'hygiène impossibles."

Voici son appel en entier :

Un appel à la "désobéissance civique" de l part des restaurants, le 14 février prochain.
Un appel à la "désobéissance civique" de l part des restaurants, le 14 février prochain. - DR

C'est cette colère qui a poussé Alexandre Giffard à réclamer l'ouverture le 14 février, l'un des jours les plus importants de l'année pour les restaurants. 

Le cri de colère d'Alexandre Giffard, restaurateur au Puy-en-Velay.

L'appel est resté lettre morte auprès des autres restaurateurs

Cet appel à la "désobéissance civique" s'adressait avant tout aux collègues restaurateurs d'Alexandre Giffard. "Il ne suffit pas qu'on soit seulement cinq ou six à ouvrir le 14 février. Il faudrait qu'on soit 50, 80, pour changer la donne et espérer pousser le combat jusqu'à la fin", explique-t-il. Sauf que ce cri de colère est resté lettre morte.

Aucun restaurateur n'a contacté Alexandre Giffard pour lui apporter du soutien, et s'engager avec lui. Il n'y a aucune déception, assure Alexandre Giffard, parce qu'"on ne s'attendait à rien, et on reconnaît qu'on a perdu." Aux yeux du gérant du Paris-Saigon, il faudrait un syndicat pour continuer le combat et fédérer les restaurateurs de la ville.

Tout seul, Alexandre Giffard n'ouvrira pas le 14 février prochain : "On n'est pas suicidaire, notre but c'est de garder le restaurant, et pas l'inverse. Dans le meilleur des cas, on le ferme, et dans le pire, on se retrouve en prison."

Le clients sont solidaires

Il y a tout de même un bon côté à l'histoire : depuis la publication de l'appel sur les réseaux sociaux, le téléphone d'Alexandre Giffard n'arrête pas de sonner ! "Des gens de toute sorte nous appelle pour nous dire bravo, ou bon courage. Certains veulent réserver, d'autres voudraient bien venir en terrasse pour parler de la situation... Il nous faudrait une secrétaire maintenant !" sourit-il.

Il travaillera malgré tout pour le 14 février : toutes les réservations de plats à emporter sont complètes ce jour-là. En ce moment, ces commandes à emporter représentent environ 25% du chiffre d'affaires habituel du Paris-Saigon. Face à cela, Alexandre Giffard a dû mettre son unique salarié au chômage partiel. "Sans les aides, on est morts", affirme ce restaurateur toujours en colère. 

Reportage dans le restaurant d'Alexandre Giffard, au Puy-en-Velay.

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