Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Haute-Saône : les salariés de Malachowski vent debout contre la délocalisation de leur entreprise

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les employés de l'usine de Malachowski entendent sauver le site de Saulnot en Haute-Saône. Jeudi 21 janvier, ils se sont réunis pour dénoncer sa délocalisation dans le Nord à Tourcoing. Nombre d'entre eux ne souhaitent pas déménager.

L'entreprise emploie 13 salariés en CDI et fait régulièrement appel à des intérimaires et des CDD
L'entreprise emploie 13 salariés en CDI et fait régulièrement appel à des intérimaires et des CDD © Radio France - Mado Oblin

Les salariés de l'entreprise Malachowski se mobilisent pour sauver le site de production de Saulnot en Haute-Saône. Cette entreprise produit des scellés de sécurité pour des conteneurs maritimes et des camions. La direction souhaite transférer la production à Tourcoing dans le Nord, en fusionnant avec une autre société du groupe, l'entreprise Etigo.

Les 13 salariés en CDI ont appris la nouvelle le 7 janvier lors d'un CSE. Jeudi 21 janvier, la CFDT appelait à un débrayage. Une dizaine de salariés étaient réunis ce jeudi devant les grilles de l'entreprise entre 10h30 et 11h30 pour protester contre cette délocalisation. 

Pour certains, impossible de quitter la Franche-Comté

"J'ai toute ma famille dans la région, je ne vois pas pourquoi je partirais dans le Nord", témoigne Valérie, employée depuis 5 ans. Sa collègue, Annie, a déjà pris sa décision, elle souhaite rester dans la région. Avec ses 20 ans d'expérience dans l'usine, elle pensait terminer sa carrière à Saulnot, "je suis à la retraite dans 4 ans, et tout se casse la figure, il va falloir se vendre pour retrouver du travail, ça m'angoisse". "Avec le covid, ça tombe très mal, déjà qu'en temps normal ce n'est pas facile de retrouver du travail, là c'est encore pire", complète Valérie. 

Le maire de la commune, Jean-François Ribiere est aussi dépité. Saulnot compte environ 800 habitants et perdre une entreprise historique, c'est un choc : "Cette entreprise existe depuis 1936, elle est importante parce qu'on n’en a pas beaucoup, et sa production est très spécifique", déplore l'élu. 

Une décision incompréhensible

La nouvelle est difficile à entendre pour les salariés, car selon Annie, "le carnet de commandes est plein". À leur côté Bruno Bouchard, secrétaire général de la CFDT Chimie Énergie Franche-Comté, compte obtenir des réponses de la part de la direction. Il va aussi épauler les salariés dans leur combat afin de maintenir tous les emplois sur le site de Solnot . Le syndicaliste souhaite demander "une expertise économique, pour ensuite entamer des négociations". 

"Mieux vaut une fusion qu'un dépôt de bilan", Thierry Delesalle, patron du groupe Facdem

À la tête du groupe Facdem, qui possède la société Malashowski, Thierry Delesalle assure que l'entreprise va faire face à une baisse de commandes : un de ses contrats, qui représente un tiers de son chiffre d'affaires arrive à son terme. Il ne peut donc plus maintenir la production en Haute-Saône. Le dirigeant dit avoir investi près de 800 000 euros en 10 ans sur le site, ce qui n'a pas suffi à pérenniser la production. 

Des garanties pour les salariés

Thierry Delesalle promet qu'il va tout faire pour permettre à ses salariés qui ne souhaitent pas partir de se réinsérer localement. Pour les autres, il assure qu'ils bénéficieront d'une aide au logement et au déménagement, ainsi que d'une période d'essai de 3 mois à Tourcoing. Durant ce laps de temps, ils pourront décider s'ils souhaitent s'installer dans le Nord. Les employés conserveront aussi tous leurs avantages liés à leur ancienneté par exemple. Le patron espère entamer la fusion en mai ou en juin 2021. La prochaine rencontre entre les représentants du personnel et la direction est prévue le 26 janvier, lors d'un CSE.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess