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Économie – Social

Haute-Vienne : douche froide aux Porcelaines Coquet après les révélations des journalistes du "Projet Daphne"

jeudi 19 avril 2018 à 18:35 Par Françoise Pain, France Bleu Limousin et France Bleu

L’entreprise Coquet de Saint-Léonard est aux mains d'oligarques d'Azerbaïdjan. L’enquête menée par 18 médias internationaux, dont Radio France, révèle qu'elle a bénéficié, sans le savoir, de capitaux liés à la dictature azerbaïdjanaise et introduits en Europe par une banque de Malte.

La journaliste assassinée à Malte enquêtait notamment sur une banque soupçonnée de faciliter le blanchiment d'argent
La journaliste assassinée à Malte enquêtait notamment sur une banque soupçonnée de faciliter le blanchiment d'argent - © Forbidden Stories

Saint-Léonard-de-Noblat, France

Six mois après l’assassinat à Malte de la journaliste Daphne Caruana Galizia, 18 médias internationaux, dont la cellule investigation de Radio France, ont pris le relais des enquêtes qu’elle menait sur la corruption à Malte avec le "Projet Daphne". Dans le viseur notamment, une banque maltaise qui aurait permis l'entrée en Europe de capitaux liés à la dictature d'Azerbaïdjan. Une partie de ces fonds a servi à acheter plusieurs entreprises en France,  dont en 2014 les porcelaines Coquet à Saint-Léonard.

Nous savions que ce n’était pas forcément de l’argent français"- Christian Le Page

Cette année-là, l’entreprise est en redressement judiciaire et le tribunal de Limoges valide le plan de reprise par Héritage Collection. Le groupe est dirigé alors par Philippe N'Guyen, un énarque et homme d’affaire qui était par ailleurs le Président de l’association des entreprises du patrimoine vivant. Chez Coquet, le PDG Christian Le Page explique qu'il y avait apparemment toutes les garanties, même s’il reconnait avoir vite compris que Philippe N’Guyen n’était pas le seul actionnaire. 

Mais il n’a jamais réussi à connaitre l’identité des investisseurs qui finançaient."Nous savions que ce n’était pas forcément de l’argent français. Nous savions que c’était une provenance plutôt anglo-saxonne. Alors que ce soit de l’argent azéri, moyen oriental ou américain, ça ne pose pas de problème, mais quand on commence à nous parler d’argent sale, on est beaucoup plus inquiet sur l’avenir."

Chez Coquet, le carnet de commandes s'est regarni

A Saint-Léonard, l'entreprise Coquet emploie 70 salariés. Selon son PDG, Héritage Collection a investi depuis 2014, et Christian le Page explique que le carnet de commandes s'est regarni depuis quelques mois  avec la reprise à l'international : "Héritage Collection continue d'investir, le nouveau président du groupe embauche des commerciaux. Il y a une volonté d'aller plus loin".  

A LIRE AUSSI - L'enquête de la cellule d'investigation de Radio France : "Projet Daphne" : comment les oligarques azerbaïdjanais passent par Malte pour prendre le contrôle d'entreprises françaises