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Dossier : Coronavirus Covid-19

Haute-Vienne : l'entreprise de luxe Agnelle va fabriquer un gant spécial coronavirus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Avec le coronavirus, l'industrie du luxe en Limousin réoriente sa production. Plusieurs entreprises de grande renommée passent aux masques comme Weston, France Manufacture ou Le Tanneur. C'est le cas aussi de la ganterie Agnelle, à Saint-Junien, qui va également produire un gant spécial coronavirus.

La ganterie de luxe Agnelle fabrique un gant spécial coronavirus (image d'illustration)
La ganterie de luxe Agnelle fabrique un gant spécial coronavirus (image d'illustration) © Maxppp - Guillaume Bonnaud

Elles revoient toutes, ou presque, leurs habitudes ! Les entreprises de l'industrie du luxe, en Limousin, réorientent leur production sous les effets du coronavirus. Si certaines ont d'abord eu recours au chômage partiel, l'activité a repris ou va reprendre tout en respectant les nécessaires mesures de prudence. Plusieurs enseignes très renommées modifient aussi leur fabrication respective. A Limoges, le fabriquant français de costume France Manufacture fait ainsi tourner les machines à coudre à plein régime. " Nous produisons 1.600 masques lavables en tissu par jour, cela va passer prochainement à 2.000 " indique Pierre-Antoine Constantinides, "car les effectifs vont bientôt passer de 20 à 30 salariés" précise le directeur qui souligne qu'aucun masque n'est encore vendu au grand public mais à des collectivités et des moyennes et grandes surfaces.

Un fabriquant prestigieux de chaussures se met... aux masques !

En Haute-Vienne, deux autres grandes enseignes, du luxe, se mettent aussi aux masques. Dès le début de la semaine prochaine le fabriquant de chaussures limougeaud Weston va s'y mettre sous réserve d'un accord avec les représentants du personnels et si les volontaires sont assez nombreux. "Nous avons des machines à piquer le cuir pour les chaussures, mais il nous paraît possible de les adapter provisoirement pour faire des masques alternatifs", lance le patron Thierry Oriez, "nous avons des artisans de talent qui connaissent parfaitement leurs machines. Le principe, en terme de fonctionnement, est à peu près le même. L'enjeu porte sur des adaptations mécaniques pour que le textile puisse être cousu correctement. On espère pouvoir fabriquer, dans un premier temps, entre 5.000 et 10.000 masques."

La ganterie Agnelle s'y met à Saint-Junien...

A Saint-Junien, cette fois, c'est la prestigieuse entreprise Agnelle qui va également se mettre aux masques. "Nous l'avions déjà fait avec un jeune créateur il y a deux ou trois ans" mais c'est seulement la deuxième fois de son histoire que cela va être le cas et dans des contextes bien différents souligne la directrice Sophie Grégoire. "Il s'agissait de masques en cuir, très mode, qui avaient été vendus en Asie. Et je dois dire que nous ne pensions pas devoir refaire ce genre d'exercice aussi rapidement". Cette fois, ils seront en tissu, confectionnés sur commande de la ville de Limoges dont le maire invite tous les habitants à en porter. "Je suis ravie de pouvoir participer à l'effort régional" reprend Sophie Grégoire, alors que le démarrage de la production est prévu en début de semaine prochaine avec un objectif de 1.500 masques par semaine car, là encore, les machines ne sont pas forcément adaptées.

... et révèle qu'elle confectionne des gants spéciaux coronavirus

Ces machines sont adaptées à la couture des gants en cuir vus notamment aux mains de Madonna, Beyoncé, Melania Trump ou Charlène de Monaco. A n'en pas douter pour Agnelle, "le port des gants est amené à se multiplier après le confinement car le virus se transmet notamment par les mains". Alors l'entreprise révèle à France Bleu Limousin qu'elle a décidé d'en fabriquer une paire, non doublée, et signé au nom d'Agnelle. "Ce sera un gant en tissu, très stretch, très confortable, lavable, tactile pour ne pas avoir à l'enlever pour prendre en main son téléphone portable, et puis surtout très sobre de façon à ce qu'il puisse être porté dans d'autres circonstances", détaille Sophie Grégoire. Il sera fabriqué dans les ateliers de Saint-Junien, " le premier prototype a déjà été réalisé", par les 18 artisans de la ganterie. "Ces gants seront donc rapidement disponibles à la vente en ligne sur notre e-shop, probablement associés avec un masque" poursuit la dirigeante de la prestigieuse marque. C'est tout l'avantage d'être fabriquant afin d'adapter très vite une production que Sophie Grégoire va proposer à ses clients. " Je vais en parler à toutes les marques du groupe LVMH, dont Dior " dont Agnelle fabrique les gants depuis une cinquantaine d'années. Hermès, qui fabrique des gants, toujours à Saint-Junien, indique pour sa part faire don " de 31.000 masques issus des différentes entités du groupe " sans préciser si certains sortent de son atelier haut-viennois.

Le Tanneur passe des sacs de luxe aux masques

En Corrèze, Le Tanneur, à Bort-les-Orgues, fait lui aussi évoluer son outil de travail. Les sacs (pour Louis Vuitton et Hermès) sont habituellement le quotidien des quelques 400 salariés. Place désormais aux masques. "Nous en réalisons actuellement des milliers en tissu " indique un interlocuteur local à France Bleu Limousin, " mais uniquement d'abord pour le groupe Tolomei auquel l'entreprise appartient " et ses différents sites dans l'Ain, la Drôme, la Sarthe et au Pays Basque. Des contacts sont aussi noués avec différentes collectivités pour une seconde étape. En revanche, pas de changement pour Chéri Bibi à Combressol. " La matière première que l'on travaille appartient à nos clients " s'excuse presque Jennifer Bombal, l'une des deux associées de cette structure de 17 salariés qui fabrique des chapeaux et autres accessoires pour Dior, Chanel ou Vuitton. " Je me vois mal faire des masques avec du cachemire Hermès " sourit-elle, en indiquant que ses clients n'ont pour l'heure pas fait évoluer leurs commandes. " Si c'est le cas, nous le ferons avec plaisir ! ".

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