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Haute-Vienne: nouvelle réunion sur le dossier "Steva" le 5 mars prochain

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu Creuse

Les représentants du personnel de Steva à Bessines sur Gartempe ont eu gain de cause : une réunion aura lieu le 5 mars prochain; Objectif ? Mettre autour de la table le directeur de Steva, les représentants des salariés, les élus et les clients de l'usine dont la trésorerie est en forte baisse.

Après avoir menacé de bloquer l'usine, les représentants du personnel de Steva ont obtenu gain de cause: une  réunion aura lieu le 5 mars prochain.
Après avoir menacé de bloquer l'usine, les représentants du personnel de Steva ont obtenu gain de cause: une réunion aura lieu le 5 mars prochain. © Radio France - Jerôme Edant

La semaine qui vient de s'écouler a été difficile pour les représentants de l'usine Steva de Bessines-sur-Gartempe. Ils ont été reçus au Ministère du travail le mardi, puis jeudi s'est déroulé le comité d'entreprise. Lors de ce dernier l'administrateur judiciaire a annoncé qu'aucun repreneur ne s'était manifesté pour  reprendre l'usine d'emboutissage qui emploie 110 salariés. Le dossier de reprise semble ne pas, ou ne plus, avancer depuis la volte-face du groupe italien OMA, seul repreneur potentiel jusque là . Autre problème, la trésorerie de l'entreprise, qui continue de fournir ses clients, est en baisse. 

Pas de blocage mais une régulation de la production

Face à cela, les salariés ont réclamé une réunion en urgence avec l'administrateur judiciaire mais aussi toutes les parties concernées comme le directeur actuel et les clients de l'usine, faute de quoi, celle-ci serait bloquée dès ce lundi. Ils ont finalement eu gain de cause: une réunion aura lieu le 5 mars prochain. Bruno Grimaux, du syndicat Force Ouvrière l'attend avec impatience "On veut dire aux clients qu'on ne veut pas mettre le bazar, mais le seul problème c'est qu'on n'a pas de repreneur, et si on n'a pas de repreneur, comment va-t-on faire pour vos pièces ?" . L'objectif est de trouver une solution rapide pour poursuivre la production alors que la trésorerie de l'entreprise est en train de sérieusement baisser selon lui.

Pas de blocage de l'activité en vue mais un contrôle de la production de l'usine car Bruno Grimaux ne veut pas voir se reproduire le scénario de GM&S "Qu'est ce qu'il s'est passé à GM&S ? Le jour où ils ont voulu stopper toute la machine pour demander de l'argent on leur a dit - vous pouvez aller vous faire voir, on a de l'avance - Nous on ne veut pas que ça nous arrive ! ", il développe "On va réguler les productions pour éviter qu'une avance ne se fasse chez les clients, on va dire à nos clients : vous aurez de quoi travailler mais vous n'aurez pas une pièce de plus "

"La différence c'est qu'à Ford Blanquefort il y a beaucoup de salariés, nous on est que 110" - Bruno Grimaux, Force Ouvrière

Mais la semaine passé a également été rude pour d'autres entreprises . A Saint-Saulve dans le nord, les salariés de l'aciérie Ascoval ont appris que leur repreneur, le groupe franco-belge Altifort n'avait pas les fonds nécessaires. En Gironde, Ford a de nouveau refusé une proposition de reprise de son usine à Blanquefort par le groupe Punch.  Cela commence à faire beaucoup mais pour Bruno Grimaux, comparaison n'est pas toujours raison. " Vous regardez les grandes annonces là, mais dans toute la France il y a plein d'entreprises de métallurgie qui vont mal, tout ce qui est fonderie automobile va mal" souligne le syndicaliste avant de citer l'exemple des Fonderies du Poitou, placée le 12 février dernier en redressement judiciaire. 

L'Etat ferait-il des promesses qu'il ne peut pas tenir, s'avancerait-il trop sur certains dossiers comme Ascoval ou Blanquefort ?"La différence c'est qu'à Ford Blanquefort il y a beaucoup de salariés, nous on est que 110, donc nous, à 110, on n'est pas très important" estime Bruno Grimaux qui rappelle que la candidature du groupe OMA vient de la Région Nouvelle-Aquitaine et non de l'Etat.  Pour le syndicaliste les régions font tout ce qu'elles peuvent mais  l'Etat manque de réactivité _"L'Etat ne réagit que quand il y a le feu, que quand il y a la guerre en face, une guerre syndicale comme GM&S" la voix empreinte de colère il poursuit "Si demain Bessines fait comme GM&S, avec des bouteilles de gaz, même si Ford Blanquefort c'est 800 personnes, on sera de nouveau le centre d'intérêt de l'Etat, car l'Etat ne fait qu'éteindre des feux" _

Mais Bruno Grimaux rappelle que personne ne souhaite en arriver à de telles extrémités, l'objectif c'est avant tout de trouver un repreneur. S'il est satisfait qu'une réunion soit prévue le 5 mars prochain, il ne peut s'empêcher de noter, amer,  "On l'a obtenue parce qu'on a mis la pression et qu'on a menacé de tout bloquer." Le 14 mars prochain, le tribunal de commerce de Lyon doit de nouveau se pencher sur le dossier Steva

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