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Hayange : France Rail Industry devient Liberty Steel, Bercy donne son feu vert

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Les 450 salariés de France Rail Industry, à Hayange, sont enfin fixés sur leur sort. Le ministère de l'Economie valide la reprise de leur usine par le groupe britannique Liberty Steel, conformément à la décision de la justice commerciale rendue le mois dernier.

L'usine British steel d'Hayange continue de tourner normalement.
L'usine British steel d'Hayange continue de tourner normalement. © Radio France - François Pelleray

L'annonce est tombée tard ce jeudi soir : Bercy valide la reprise de l'usine France Rail Industry à Hayange, par le groupe britannique Liberty Steel. La chambre commerciale du tribunal de Strasbourg avait choisi cette option fin juillet, parmi les cinq offres de reprise de l'usine mosellane, qui fabrique des rails pour la SNCF. 

L'offre de reprise comprend aussi la reprise d'Ascoval, à Saint-Saulve dans le Nord, principal client de l'usine mosellane.  

La fin d'un long feuilleton

Il faut dire que les 450 salariés de l'usine d'Hayange sont passés par toutes les couleurs ces dernières années, au gré des rachats et des changements de noms... L'époque était prospère quand elle s'appelait Tata Steel, au début des années 2010. Mais le groupe indien a revendu le site à British Steel en 2016. 

Trois ans plus tard, c'est la faillite. Le chinois Jingye a ensuite acquis le groupe britannique, mais sans l'usine d'Hayange : le gouvernement s'y était opposé, souhaitant un repreneur français ou européen.

Depuis, elle suscitait les convoitises dans le monde entier, y compris celles du géant ArcelorMittal. 

Il faut dire que France Rail Industry, son nouveau nom, se porte bien : le carnet de commandes est plein. Un contrat de neuf ans avait été passé en 2015 avec la SNCF, pour la fabrication de ses rails de chemin de fer. Cet aspect faisait d'Hayange une usine "stratégique" aux yeux de l'Etat, qui surveille le dossier comme le lait sur le feu. 

Les syndicats dubitatifs

Le mois dernier, quand la justice commerciale a finalement choisi le groupe britannique Liberty Steel, les syndicats de l'usine mosellane étaient dubitatifs : ils préféraient l'offre du chinois Jingye. Ils espèrent maintenant que les engagements seront tenus : Liberty Steel a promis 31 millions d'euros d'investissements pour moderniser Hayange, et la garantie de conserver tous les emplois.

Dans les colonnes du Figaro ce vendredi matin, Bruno le Maire, le ministre de l'Economie, salue "l'épilogue d'un long feuilleton", dans ce dossier "symbole de la reconquête industrielle française"

Nous suivrons de très près les commandes et nous verrons si cela repart du bon pied" Bruno Le Maire, ministre de l'Economie

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