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Hayange : la reprise de France Rail Industry confiée au groupe britannique Liberty

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a désigné Liberty Steel parmi les cinq repreneurs qui s'étaient portés candidats pour acquérir l'usine France Rail Industry à Hayange.

La reprise de France Rail Industry à Hayange a été confiée ce jeudi au groupe britannique Liberty.
La reprise de France Rail Industry à Hayange a été confiée ce jeudi au groupe britannique Liberty. © AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a confié jeudi au groupe britannique Liberty la reprise de France Rail Industry  à Hayange. Le projet industriel de Liberty, qui intègre aussi l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats : le leader de l'acier ArcelorMittal, le groupe indien Jindal, le britannique Olympus Steel et le chinois Jingye.

Bercy doit donner son feu vert pour la reprise

Le groupe britannique doit néanmoins obtenir l'accord du ministère de l'Économie. France Rail Industry est le principal fournisseur de rails de la SNCF, un actif considéré comme "stratégique" par le gouvernement français et qui nécessite donc le feu vert des autorités françaises pour son rachat. 

Le site mosellan emploie 450 salariés. Les syndicats de l'entreprise s'étaient prononcés en faveur du chinois Jyngye, qui avait déjà racheté l'an passé British Steel. "Si Liberty ne nous fait pas rêver, ils ne nous font pas faire des cauchemars non plus," peut-on lire dans un tract publié ce jeudi après-midi par l'intersyndicale.

"Liberty, ce n'est pas le meilleur des choix mais cela nous fait moins peur qu'Arcelor, déclare Didier Sansévéro de la CFDT. Le dossier d'Arcelor Mittal, en termes d'investissement, était assez flou. Et puis, leur première offre prévoyait 20% d'effectifs en moins. Ça, on ne pouvait pas l'accepter. Même s'ils ont revu leur offre, nous on n'est pas dupes. Arcelor centralise ses services et nous, nous sommes autonomes. Si Arcelor nous reprenait, on ne serait plus qu'une ligne de production."

Les syndicats réclament une commission de suivi

"Au moins, Liberty nous garantit des emplois et des investissements," poursuit Didier Sansévéro. En effet, le Britannique promet 31 millions d'euros pour moderniser l'outil de production. "Il va falloir faire avec, ajoute Grégory Zabot, le secrétaire du CSE. C'est un groupe, un industriel, un financier. C'est à lui de prouver qu'il va tenir ses engagements."

L'intersyndicale réclame aujourd'hui l'établissement d'une commission tripartite avec l'Etat, Liberty Steel et les représentants du personnel pour vérifier le suivi des investissements. Une lettre a été envoyée en ce sens au ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Pour l'instant, sans réponse.

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