Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Hébergements d'urgence : les critères qui ne passent pas

dimanche 17 juin 2018 à 20:00 Par Solène Cressant, France Bleu Paris

Une centaine de personnes a manifesté sous les fenêtres du ministère de la cohésion des territoires ce dimanche après-midi, pour protester contre de nouveaux critères d'attribution de logement d'urgence : pas de place dans les hôtel du 115 si l'enfant a plus de 3 ans.

Une centaine de personnes devant le ministère de la cohésion sociale
Une centaine de personnes devant le ministère de la cohésion sociale © Radio France - SC

Paris, France

Dans leurs mains, des pancartes "Enfants à la rue, Etat hors la loi" ou encore "J'ai 3 ans, je suis déjà grand ?".

Une centaine de personnes a manifesté ce dimanche devant le ministère de la cohésion des territoires, en charge du logement, pour dénoncer un nouveau critère d'accueil dans les hébergement d'urgence : si un enfant a plus de 3 ans, une famille n'est plus accueillie dans un hôtel du 115.

A LIRE AUSSI : Hébergement d'urgence : avec un enfant de plus de 3 ans, le 115 ne peut plus vous aider

Selon le DAL, l'association du Droit Au Logement, 200 familles, françaises ou non, des Hauts de Seine ont été expulsées ou sont menacées. Des centaines d'autres sont menacées dans les autres départements.

TÉMOIGNAGE - Cette mère de famille est menacée d'expulsion, sa fille a 11 ans

Le DAL rappelle que ces mesures sont illégales, selon le code de l'action sociale. Ce qui met encore plus en colère les manifestants, c'est qu'il n 'y a aucune trace écrite de ces nouveaux critères rappelle Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine présente à la manifestation 

"La préfecture ne nous a même pas prévenus, on l'a découvert parce que des familles arrivaient affolées dans les écoles ! Sauf qu'aujourd'hui, c'est nous qui gérons".

A Gennevilliers, une école publique a décidé d'héberger une famille, mais des dizaines sont concernées. Les institutrices activent tous les leviers possibles et réussissent, parfois, à obtenir des délais de quinze jours, mais elles redoutent une accélération des expulsions pendant les vacances d'été, "on ne pourra plus rien faire pour les enfants" déplore l'une d'elles.