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Société

Le problème de l'accueil des gens du voyage dans l'Hérault

lundi 25 juin 2018 à 6:07 Par Sarah Gilmant, France Bleu Hérault

Il existe 15 aires d'accueil pour les gens du voyage dans le département de l'Hérault. Cela représente un total de 885 places ouvertes. Et pourtant, 150 personnes se déplacent illégalement depuis des mois sur des terrains, des parkings et vivent dans des conditions difficiles.

Ils sont cinq parfois six à vivre dans des caravanes de dix mètres carrés
Ils sont cinq parfois six à vivre dans des caravanes de dix mètres carrés © Radio France - Sarah Gilmant

Lattes, France

Un nouveau camp des gens du voyage s'est installé provisoirement sur la zone commerciale de Lattes, le long de l'avenue George Frêche près de Montpellier.Ils sont près de 150 personnes avec des enfants répartis dans 30 caravanes à squatter depuis quelques jours les parkings de plusieurs commerces.

La communauté a du fuir sa précédente installation sauvage route de Palavas à cause des fortes pluies de la mi-juin. Les gens du voyage sont restés là-bas un mois : "On a du partir, c'était devenu dangereux pour nous et pour les enfants, on vivait dans la boue. Ça a duré trois jours. On ne pouvait pas continuer comme ça" raconte Antonio, 37 ans.

"Les gens pensent qu'on aime vivre comme ça. C'est faux !" Antonio

Antonio est l'un des rares membres à parler couramment le français. Il explique qu'ils n'ont pas pu trouver de places sur l'une des quinze aires d'accueil du département : "Les aires de grand passage sont toutes complètes et les plus petites ne peuvent pas nous accueillir, il n'y a que vingt caravanes qui peuvent s'installer. Nous en avons trente. Nous voulons juste une place sur une aire d'accueil, nous n'avons pas envie de déranger les habitants ou les commerces mais nous n'avons pas d'autre choix."

Des conditions de vie précaires

Ils vont depuis de parking en parking. Arrivés ce jeudi dans la zone commerciale de Lattes, ils n'ont ni eau ni électricité et ont du se débrouiller : des tuyaux fixés au poteau d'incendie, réservé normalement aux pompiers en cas d'incendie, et des câbles partant du boîtier électrique de la mairie de Lattes.

Quant aux nombreux enfants du camp, impossible de les scolariser de manière pérenne. Ils doivent changer d'école à chaque fois qu'ils changent de municipalité. "Le temps qu'on fasse la demande, nous sommes déjà installés sur le terrain d'une autre ville", avoue Antonio. Un professeur de la communauté tente de faire classe deux heures par jour dans une caravane.

Les 30 caravanes devront repartir dès ce lundi pour s'installer à nouveau sur un campement non autorisé.

Le système D pour avoir de l'eau - Radio France
Le système D pour avoir de l'eau © Radio France - Sarah Gilmant
Les femmes étendent leur linge devant les automobilistes de l'avenue George Frêche à Lattes - Radio France
Les femmes étendent leur linge devant les automobilistes de l'avenue George Frêche à Lattes © Radio France - Sarah Gilmant