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Économie – Social

Des coups de feu à l'entrée de l'hôpital de Bobigny dimanche soir, les personnels inquiets

jeudi 27 avril 2017 à 17:42 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

INFO FRANCE BLEU PARIS - Deux hommes ont tenté de forcer l'entrée de l'hôpital Avicenne de Bobigny, dimanche soir. Ils ont tiré un ou deux coups de feu. Les syndicats dénoncent des violences récurrentes et demandent la mise en place du projet de "plan de sécurisation".

L'entrée des véhicules à l'hôpital Avicenne : une des deux barrières est en panne.
L'entrée des véhicules à l'hôpital Avicenne : une des deux barrières est en panne. © Radio France - Rémi Brancato

Bobigny, France

"L'agression est quelque chose de commun, mais des faits aussi graves, on n'avait pas connu" s'émeut Sylvette Morin, secrétaire du CHSCT et membre de la CGT. Dimanche soir, peu après 20h30, deux hommes ont tenté d'entrer dans l'hôpital en voiture, après la fin des visites. Malgré le refus des quatre vigiles présents sur place, les deux hommes ont tenté de forcer la barrière, confirme à France Bleu Paris une source proche de l'enquête.

Des coups de feu après une altercation avec les vigiles

Selon cette même source, l'un des deux hommes a tiré un coup de feu. A l'hôpital, Sylvette Morin et les autres représentants syndicaux évoquent deux tirs qui n'ont pas fait de blessés. Un impact de balle, visible sur la façade de la boulangerie, face à l'hôpital, serait dû à l'un de ces tirs, selon les personnels. Aucune douille n'aurait été retrouvée immédiatement après les faits, selon une source proche de l'enquête.

"Nos agents de sécurité ont été blessés, pas par balles mais par des violences de type coups de poing et coups de pied" relate la secrétaire du CHSCT qui a transmis jeudi matin une alerte à la direction de l'hôpital. Selon elle, les deux hommes ont tenté de renverser les vigiles avec leur voiture, avant de prendre la fuite.

Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP est venu lundi soir sur place pour "témoigner son soutien"

Les représentants du personnel dénoncent aussi deux autres agressions sur les vigiles. Mardi soir l'un d'eux a été frappé par un patient qui refusait de quitter les urgences et mercredi soir, un homme a frappé le vigile, à l'entrée des véhicules, après avoir forcé le passage. Il a emprunté la voie dédiée à la sortie des voitures, dont la barrière est ouverte car défectueuse.

Dans un communiqué envoyé jeudi soir, L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris reconnaît que "plusieurs agressions d’une violence inhabituelle ont eu lieu ces derniers jours à l’hôpital Avicenne" et salue "le courage des personnels et notamment des équipes de sécurité (...) qui ont parfaitement réagi en ces circonstances". "Des plaintes ont été déposées", ajoute le communiqué. Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP, s'est d'ailleurs rendu sur place lundi soir pour "témoigner de son soutien".

L'impact de balle visible sur la façade de la boulangerie face à l'entrée de l'hôpital - Radio France
L'impact de balle visible sur la façade de la boulangerie face à l'entrée de l'hôpital © Radio France - Rémi Brancato

Les syndicats réclament "un vrai plan de sécurisation" de l'hôpital

Mais les personnels disent manquer de moyens pour la sécurité. "Nous demandons qu'il y ait une barrière, qu'elle soit fermée, et que nos vigiles ne soient pas dans des Algeco" dit Sylvette Morin, qui rappelle que le CHSCT réclame "depuis 2012 (...) un vrai plan de sécurisation de cet hôpital". "Un plan est en cours" explique-t-elle, tout en dénonçant le "manque de financement". Du côté des vigiles de la société de sécurité Isopro, José Cardoso, membre du CHSCT et du syndicat Force Ouvrière, dénonce un "manque criant de personnel". Selon lui, il "faudrait au moins rajouter 3 à 4 personnes" aux 6 agents actuellement en poste sur le site.

Dans son communiqué, la direction du Groupe Hospitalier dit partager "les inquiétudes exprimées par les agents", ajoutant que "plusieurs réunions ont eu lieu avec les représentants du personnel pour les informer de la situation et des actions prévues". L'AP-HP assure avoir "engagé depuis 2015 un plan de sécurisation de ces sites", avec d'ores et déjà une "hausse de 25% des crédits affectés à la sécurité anti-malveillance, et par le déploiement de la vidéosurveillance".