Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

Tous les résultats

Hôpital : plusieurs milliers de soignants de nouveau dans la rue pour réclamer davantage de moyens

-
Par , France Bleu

A quelques jours de la fin du "Ségur de la santé", des milliers de soignants ont de nouveau manifesté ce mardi partout en France pour réclamer davantage de moyens.

Manifestation de soignants pour réclamer davantage de moyens, à Lyon le 30 juin 2020.
Manifestation de soignants pour réclamer davantage de moyens, à Lyon le 30 juin 2020. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/Joël PHILIPPON

Quinze jours après une première journée de mobilisation très suivie, plusieurs milliers de soignants sont de nouveau descendus dans la rue ce mardi pour réclamer davantage de moyens. Le gouvernement a promis six milliards d'euros pour augmenter la rémunération des personnels hospitaliers non médicaux et 300 millions d'euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Insuffisant selon les syndicats qui demandent un plan global pour l'hôpital, chiffré à 57 milliards d'euros par la CGT.

Une centaine de rassemblements en France

Le syndicat avait annoncé une centaine de rassemblements dans toute la France. Au moins 1.200 personnes ont défilé à Lyon selon la préfecture, entre 1.600 et 3.000 à Nantes, 700 à 1.500 à Montpellier, 200 à 500 à Clermont-Ferrand, 500 à Grenoble, 200 à Bordeaux, 150 à Strasbourg et quelques centaines à Dijon. Ils étaient une centaine à Châlons-en-Champagne, 800 en Drôme Ardèche, près de 300 à Pau, une centaine à Auxerre, 150 à Abbeville, une soixantaine à Châteauroux.

Moins nombreux que le 16 juin, mais pas moins déterminés, les manifestant.e.s ont défilé derrière des pancartes "L'hôpital n'est pas une entreprise", "Sous-estimée, jamais valorisée" ou "Empathique avec un salaire pathétique". "En début de carrière nous commençons à 1.300 euros alors que nous avons un niveau BAC+3. Ce n'est pas normal", a dénoncé Mélissa, préparatrice en pharmacie dans un hôpital de Bordeaux sur France Bleu Gironde. "Etre mieux payé c'est essentiel, a confirmé Florence Pinsard, cadre de santé à l'hôpital de Pau à France Bleu Béarn, mais avoir les effectifs suffisants qui nous permettent de travailler correctement et avoir plus de 35 min à consacrer à chaque patient l'est encore plus."

Des milliers de manifestants à Paris

A Paris, plusieurs milliers de personnes sont parties de l'ex-hôpital militaire du Val-de-Grâce (Ve arrondissement) peu après 14h00 derrière une large banderole "Soigne et tais-toi", pour rejoindre le ministère de la Santé. Les manifestants étaient encadrés par un important dispositif policier et un service d'ordre syndical renforcé. 

"Ça fait plus d'un an que le personnel soignant manifeste", a rappelé Philippe Martinez, présent au départ de la manifestation parisienne. Le leader de la CGT a souhaité "des actes à la hauteur des remerciements" durant la crise sanitaire, en premier lieu "des sous pour le personnel soignant, beaucoup plus que ce qui a été annoncé".

Le "Ségur de la santé" doit s'achever vendredi, par une ultime réunion sous l'égide de l'ancienne dirigeante de la CFDT, Nicole Notat. Le chef de l'Etat pourrait ensuite annoncer lui-même ses arbitrages la semaine prochaine. Interrogé sur une possible rallonge budgétaire, le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que "le gouvernement" serait "au rendez-vous", sans toutefois avancer de chiffre. "Nous ferons ce qu'il faudra pour les personnels soignants", a-t-il déclaré. L'exécutif s'est aussi engagé à débloquer des moyens pour l'investissement, en plus de la reprise déjà programmée d'un tiers de la dette hospitalière par la Sécu. Reste à connaître le montant de cette enveloppe budgétaire.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu