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Économie - Social

Hôpitaux : le mouvement de grève des urgences s'étend, nouvelle journée de mobilisation ce mardi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que le collectif Inter-Urgences affirmait lundi que 95 services d'urgences étaient désormais en grève à travers la France, une nouvelle journée d'action dans les hôpitaux est prévue ce mardi. Une manifestation est notamment prévue à Paris, devant le ministère de la Santé.

Les urgences en grève à l'hôpital nord de Saint-Étienne.
Les urgences en grève à l'hôpital nord de Saint-Étienne. © Maxppp -

Le mouvement de colère des services d'urgence prend de l'ampleur. 95 services sont désormais en grève, selon les chiffres revendiqués lundi par Inter-Urgences, un collectif qui rassemble les paramédicaux travaillant dans ces services (aides-soignants, infirmiers, brancardiers, etc.). Une nouvelle journée d'action est organisée ce mardi, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, Sud, CFE-CGC. Des manifestations ont eu lieu lieu devant le ministère de la Santé et devant les Agences régionales de santé (ARS).

Le personnel soignant, qui réclame des hausses de salaires et plus d'effectifs, est engagé dans un bras-de-fer depuis trois mois avec le gouvernement. Une lutte qui s'exprime essentiellement via des grèves et des manifestations locales, qui se multiplient.

Des services paralysés par les arrêts-maladies 

Dernier service à avoir fait parler de lui : les urgences de l'hôpital parisien Saint-Antoine. Samedi soir dernier, une partie des soignants ne se sont pas présentés à leur prise de service, en raison d'arrêts maladie. "Quinze paramédicaux sur 19, épuisés par leurs conditions de travail, n'ont pas pu prendre leur poste", a déploré Inter-Urgences. "Trois paramédicaux de l'équipe de jour ont dû rester pour continuer de prendre en charge les patients", travaillant ainsi "18 heures d'affilée" en attendant "la relève de l'équipe du lendemain", a ajouté le collectif, dénonçant "l'inconscience" d'une direction qui "met en danger son personnel et les patients".

Dans la nuit du 3 au 4 juin, c'est à l'hôpital Lariboisière qu'une quinzaine d'infirmiers et aides-soignants de l'équipe de nuit des urgences s'étaient mis en arrêt maladie. Sans en arriver à cette extrémité, les témoignages sont les mêmes un peu partout en France. "Tout le monde est épuisé", se désole par exemple Audrey Jolibois, secrétaire générale de Force Ouvrière aux hôpitaux de Marseille (AP-HM), "et les personnels n'ont plus de RTT, sont rappelés sur leurs jours de congés et vivent, quand ils ne sont pas au travail, à côté de leur téléphone portable".

"On arrive à un point de rupture"

Partout, les personnels mobilisés décrivent avoir atteint les limites du système, tant sur le plain humain que matériel. "Les soignants ont donné, et là on arrive à un point de rupture", explique Alexandra Genevois, infirmière aux urgences de Chambéry. "Aujourd'hui dans nos salles d'attente, des porte-manteaux nous servent de pied à perfusion", déplore de son côté Sabrina, qui travaille aux urgences de l'hôpital Beaujon, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Le 6 juin dernier, plus de 200 personnels des services d'urgences s'étaient rassemblés à Paris à l'appel du collectif  Inter-Urgences, sans succès. Consciente de la "colère" et du "découragement" de la profession, Agnès Buzyn avait annoncé avoir confié une mission au Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH) et au député (LREM) Thomas Mesnier. Celle-ci doit aboutir à un rapport à l'automne, à l'issue d'une concertation incluant médecins et  paramédicaux. La ministre de la Santé a promis une "stratégie d'ensemble" pour refonder le secteur.

Une promesse insuffisante, pour le collectif Inter-Urgences, qui manifeste la volonté de durcir le mouvement. "On se rend bien compte que malheureusement ça ne suffit plus pour se faire entendre", a déploré lundi soir Sophie Hertson, infirmière aux urgences de l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. "Malgré la médiatisation qui a été faite ces derniers  jours, on a encore du mal à se faire entendre", a-t-elle poursuivi, estimant qu'un brassard écrit "en grève" ne suffisait plus.

  - Visactu
© Visactu -
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