Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Infirmiers, aides-soignants et travailleurs sociaux en tête de la journée d'action du service public

mardi 7 mars 2017 à 8:19 - Mis à jour le mardi 7 mars 2017 à 19:10 Par Marina Cabiten, France Bleu

Les infirmiers, aides-soignants ou encore assistantes sociales, rejoints par plusieurs représentants du service public ont manifesté dans toute la France ce mardi. La manifestation parisienne a réuni entre 10.000 et 12.000 personnes selon la police, "au moins 30.000" selon la CGT.

La manifestation parisienne a réuni entre 10.000 et 30.000 personnes ce mardi.
La manifestation parisienne a réuni entre 10.000 et 30.000 personnes ce mardi. © AFP - Thomas Samson

Infirmiers, aides-soignants, assistantes sociales ou encore éducateurs spécialisés manifestent et font grève ce mardi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, rejoints dans leur mouvement par d'autres représentants des services publics. À Paris, ils étaient entre 10.000 et 12.000 à manifester, "au moins 30.000", selon la CGT de la fonction publique. Des rassemblements ont eu lieu dans une quarantaine de villes de France.

Des manifs à Marseille, Nice, Rennes, Nantes ou Toulouse

La CGT annonce 1.500 manifestants à Marseille. A Nice, où la moitié des crèches sont restées fermées, de même qu'une trentaine de cantines scolaires, entre 400 et 500 personnes ont manifesté. A Nantes, 300 personnes ont manifesté. A Rennes, ils étaient quelques centaines également. A Toulouse, ils étaient 1.200 selon la police, 4.000 selon les organisateurs. A Metz, 300 personnes se sont rassemblées, pour peser dans le débat présidentiel. A Montpellier, ils étaient entre 200 et 300. En Drôme-Ardèche, ils étaient plus de 500.

"Le million de Fillon pour l'hôpital"

Les manifestants, parmi lesquels le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, répondaient à l'appel d'une intersyndicale FO-CGT-SUD et de 16 syndicats et associations d'infirmiers salariés et libéraux. "La santé ce n'est pas une dépense, c'est un service public", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "Manque de personnel et de moyens", "épuisement professionnel", course "à la rentabilité", perte de sens: les maux dénoncés sont nombreux. "Le million de Fillon pour l'hôpital", pouvait-on entendre crier dans le cortège parisien.

Epuisement professionnel et perte de sens

Les fédérations de fonctionnaires, notamment CGT, FO, FA-FPT (Autonomes), FSU avaient appelé les agents à rejoindre le mouvement afin de dénoncer aussi la réforme territoriale et les conséquences des fusions: "mobilités forcées" et "dégradation" du service public. Le 8 novembre, plusieurs milliers d'infirmiers et d'aides-soignants avaient déjà défilé partout en France à l'appel d'un mouvement unitaire, inédit depuis 1988. "Manque de personnel et de moyens", "épuisement professionnel", course "à la rentabilité", perte de sens : les maux dénoncés par les hospitaliers et leurs collègues du secteur social sont nombreux. "Notre plus grande souffrance c'est de ne pas pouvoir prodiguer des soins de qualité", déplore auprès de l'AFP Nathalie Depoire, présidente de la CNI (Coordination nationale infirmière).

Face à la colère du secteur et après le suicide d'au moins cinq infirmiers l'été dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait dévoilé début décembre un plan pour l'amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers.

Mouvement fourre-tout

Les fédérations de fonctionnaires notamment CGT, FO, FA-FPT (Autonomes), FSU ont appelé les agents à rejoindre le mouvement afin de "défendre le service public hospitalier et la sécurité sociale" Elles dénoncent aussi la "réforme territoriale et ses conséquences : fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles", qui "entraînent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public". A Avignon, 300 manifestants ont défendu le service public.

Le mouvement suivi par 6% des personnels chez Air France

Cette journée d'action coïncide avec un appel à la grève lancé à Air France par plusieurs syndicats au sol afin de peser sur les négociations salariales qui s'ouvrent ce mardi. Le mouvement est suivi par 6% des salariés (tous personnels confondus), selon la direction. La négociation sur les salaires a débuté dans un climat tendu, plusieurs centaines de manifestants réclamant "leur part du gâteau". Le programme de vols était, comme pour les autres compagnies, uniquement affecté par la grève lancée pour toute la semaine par le troisième syndicat de contrôleurs aériens, l'Unsa. Motif: la réorganisation de leur temps de travail. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), 27,5% des vols traversant le sud et l'ouest du pays ont été préventivement annulés mardi (7% de la totalité des vols) et des retards de 30 à 60 minutes ont été observés en matinée à Bordeaux, Toulouse, Nantes, Marseille et Lyon.

Le secteur de l'énergie également mobilisé

Les salariés de l'énergie étaient eux aussi mobilisés pour "la revalorisation des salaires" et contre "la casse des industries électriques et gazières", qui regroupent 150.000 salariés. 21,39% de grévistes ont été recensés par EDF et 16,96% par le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE. Pour finir, un mouvement unitaire est prévu dans le secteur de l'énergie pour "la revalorisation des salaires" et contre "la casse des industries électriques et gazières", qui regroupent quelque 150.000 salariés. Les services de collecte de déchets pourraient également être perturbés, notamment à Paris.