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Économie - Social
Dossier : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

Huit mois après la reprise, les ex-GM&S déçus, les LSI inquiets

La Souterraine, France

En visite en Creuse ce mercredi, le Monsieur "Industrie" du gouvernement a été interpellé par des anciens salariés toujours au chômage, seulement 17 ex-ouvriers ont retrouvé un CDI. L'envoyé spécial de Bercy déplore aussi que l'usine rebaptisée LSI est loin de tourner à plein régime.

La plupart des anciens salariés de GMS n'ont pas retrouvé de travail stable, ils ont voulu distribuer leur CV
La plupart des anciens salariés de GMS n'ont pas retrouvé de travail stable, ils ont voulu distribuer leur CV © Radio France - Audrey Tison

Ce mercredi, le délégué interministériel aux entreprises était de retour en Creuse pour faire le point sur l'activité de l'usine GM&S devenue LSI, et sur le reclassement des 157 salariés licenciés. Jean-Pierre Floris voulaient d'abord visiter l'usine de La Souterraine, notamment pour rencontrer le directeur, il n'a pas pu échanger avec le PDG du groupe GMD, Alain Martineau, absent.

Une vingtaine d'anciens salariés, aujourd'hui au chômage lui ont réservé un comité d'accueil. Venus avec leur CV, ils voulaient le lui distribuer, et l'interpeller sur la difficulté à retrouver un travail durable, et accessible depuis chez eux. La voiture de Jean-Pierre Floris ne s'arrête pas, impossible de lui parler directement, finalement les CV seront remis via les délégués du personnel.

On veut leur rappeler leur promesse faite il y a un an avec M. Le Maire, il avait dit qu'il ne laisserait personne sur le carreau ! On s'est moqué de nous", dénonce Franck, ex-délégué CGT

L'envoyé de Bercy estime que la cellule de reclassement fait correctement son travail. Sur les 139 personnes qui ont adhéré au Plan de sauvegarde de l'emploi, 17 ont retrouvé un CDI, 66 sont en contrats courts ou en formation. Des offres d'emploi auraient été faites à 114 d'entre eux, la plupart ont du décliner, souvent à cause de la distance.

Si on fait des démonstrations qui donnent une mauvaise image de l'entreprise c'est défavorable pour ceux qui ont GM&S sur leur CV, et défavorable pour ceux qui y travaillent encore vis à vis de leurs clients", alerte Jean-Pierre Floris

Les principaux clients de l'usine (rebaptisée LSI), ce sont les constructeurs automobiles Renault et PSA. Chacun avait promis plus de 10 millions d'euros de commandes annuelles, au moment de la négociation de la reprise. Aujourd'hui, Peugeot-Citroën serait dans les clous, pas Renault.

Jean-Pierre Floris (à gauche) a présidé un comité de suivi de LSi aux côtés du préfet de la Creuse - Radio France
Jean-Pierre Floris (à gauche) a présidé un comité de suivi de LSi aux côtés du préfet de la Creuse © Radio France - Audrey Tison

Je sers d'intermédiaire très actif entre LSI/GMD et le groupe Renault pour qu'on trouve du chiffre d'affaires. Les engagements avaient été pris rapidement, sans calcul précis, explique le délégué interministériel.

Aujourd'hui, le directeur de l'usine LSI estime qu'elle fonctionne à 55% de ses capacités, "on vient de passer le million d'euros", dit Patrick Bouscart. Du côté de la CGT, on parle plutôt de 35% d'activité, et de 350 à 400.000 euros de perte chaque mois. Le dialogue avec le nouveau propriétaire des lieux semble difficile, les salariés racontent ne pas avoir vu Alain Martineau à la Souterraine depuis six mois.

L'actualité de ce jeudi pour les GM&S c'est un nouveau passage devant le tribunal administratif de Limoges. Le Comité d'entreprise demande (pour la deuxième fois) l'annulation du Plan de Sauvegarde de l'Emploi, ils estiment qu'il a été bâclé. L'association de soutien aux salariés appelle à un rassemblement devant le tribunal administratif à partir de 9h.

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