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Économie – Social

Ibiden ferme son usine de Courtenay : la Région réclame un plan social "hyper exigeant"

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Par , France Bleu Orléans

C'est un gros coup dur pour l'emploi à Courtenay (Loiret) : le sous-traitant automobile japonais Ibiden va fermer son usine qui compte 300 salariés et 100 intérimaires. François Bonneau, le président de la Région, se dit choqué par la méthode et réclame un plan social exemplaire.

En décembre 2016, l'usine Ibiden de Courtenay avait été bloquée : les salariés dénonçaient un projet de délocalisation en Hongrie
En décembre 2016, l'usine Ibiden de Courtenay avait été bloquée : les salariés dénonçaient un projet de délocalisation en Hongrie © Radio France - Patricia Pourrez

Courtenay, France

L'annonce a été faite hier matin en comité d'entreprise par un cadre venu du Japon : Ibiden va fermer son usine de Courtenay, dans le Loiret, 300 salariés et 100 intérimaires risquent de se retrouver sur le carreau. Le sous-traitant automobile n'indique pas encore de calendrier mais s'engage à tout faire pour trouver un repreneur pour le site. 

Plombé par le recul du diesel

L'usine, inaugurée en mai 2001, fabrique des filtres à particule pour moteurs diesel. Un marché qui n'est plus vraiment porteur : alors que le diesel représentait les trois quarts du parc automobile français il y a encore 5 ans, il est tombé sous la barre des 50% des immatriculations neuves l'an passé. L'usine de Courtenay a ainsi plongé dans le rouge, avec des pertes évaluées à 5,5 millions d'euros en 2015, 7 millions en 2016. Cette année-là, Ibiden envisage d'ailleurs déjà de délocaliser en Hongrie, où le groupe japonais possède une usine ultra-moderne, et qui produit des filtres à particule de nouvelle génération, plus respectueux de l'environnement. La mobilisation des salariés avaient permis de geler ce projet jusqu'en 2020 : ce n'était visiblement qu'un sursis, et cette fois c'est la fermeture totale du site qui est annoncée, même si aucune échéance n'a encore été précisée.

La Région demande la restitution de certaines aides

Un contexte économique que ne conteste pas François Bonneau, mais le président PS de la Région Centre Val-de-Loire se dit choqué par la méthode : "On comprend bien que faire des filtres à particule pour des voitures diesel à un moment où la France et l'Europe diminuent la part du diesel, cela pose problème pour le modèle économique de celui qui les fabrique. Mais étant donné l'engagement des salariés pour le développement de cette entreprise et l'accompagnement que les collectivités locales ont fait pour son implantation, j'aurais trouvé logique et légitime que l'investisseur cherche à placer là un produit qui correspondrait au marché de demain.

La Région a notamment versé à Ibiden 533 000 euros lors de la création de l'entreprise et, plus récemment, 58 000 euros au titre de la formation. "Je demanderai à ce que cette dernière somme soit restituée, et que les salariés en bénéficient directement pour leur reconversion. Il va falloir maintenant, de la part d'Ibiden, un plan social hyper-exigeant et nous allons y travailler." Interview à écouter ici :

"C'est terrible pour ce territoire du Grand Montargois" - François Bonneau

Le site Ibiden à Courtenay pâtit aussi de sa dépendance vis-à-vis d'un client unique : le groupe PSA. Il y avait bien un projet en 2012 de fabriquer des produits pour le groupe Renault-Nissan, mais ce projet qui aurait nécessité 7 millions d'euros est rapidement tombé à l'eau. 

De son côté, le sénateur PS du Loiret Jean-Pierre Sueur a saisi le Premier Ministre :

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