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Économie - Social
Dossier : Projet d’Ikea à Béner

Ikéa Leclerc : les opposants au projet du centre commercial de Béner gardent espoir

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Par , France Bleu Maine

Les promoteurs du centre commercial réclamaient aux opposants 12 millions d'euros de dommages et d'intérêts. Finalement, la justice a estimé que les recours successifs déposés par l'association Les riverains et amis de Béner étaient justifiés.

Le centre commercial Ikéa Leclerc verra-t-il le jour à Béner. Les opposants espèrent que non
Le centre commercial Ikéa Leclerc verra-t-il le jour à Béner. Les opposants espèrent que non © Radio France - a

Le Mans, France

"C'est un soulagement parce que les montants réclamés étaient assez importants". Thomas Dubreuil, l'avocat de l'association des Riverains et Amis de Béner a le sens de l'euphémisme. 12 millions d'euros c'est la somme que réclamaient aux opposants les promoteurs du projet Ikéa-Leclerc (la SNC Benermans, gérée par l'entrepreneur sarthois Claude Hervé, et le groupe Frey). Motif : la perte financière due au retard du chantier à cause des multiples recours déposés par 2 associations et 3 riverains. Des recours jugés excessifs par les promoteurs. Pas par la justice qui les considère comme légitimes. Il n'y a pas d'acharnement procédural et donc pas de condamnation. " Ce qui est intéressant sur le fond, c'est que le juge reconnait que les arguments [des opposants] sur les aspects urbanistiques, sur les aspects sanitaires et environnementaux, présentent un caractère sérieux" note Thomas Dubreuil. De quoi redonner un peu d'espoir aux opposants de la méga zone commerciale, lancée il y a 8 ans et qui est contestée depuis par plusieurs associations.

Recours sur l'eau : le dernier espoir des opposants

Un dernier recours déposé par les opposants au projet doit être étudié par la justice. Il concerne l'utilisation de l'eau. " La question est de savoir si on peut installer une surface commerciale de près de 100 000 m² en amont de la prise d'eau de l'Epau qui alimente l'agglomération du Mans". Pour Thomas Dubreuil " il y a clairement un risque de pollution. C'est ce que reconnaissait clairement l'Agence Régionale de Santé dans l'un de ses avis en 2016. Et on estime que les prétendues garanties apportées par la suite par les porteurs du projet ne sont pas suffisantes pour limiter ce risque de pollution". L'avocat des opposants au centre commercial est assez confiant. " Le juge aura en tête des intérêts en lien avec la protection de la santé publique et la protection de l'environnement lorsqu'il statuera sur la légalité de cette autorisation".

Il y a clairement un risque de pollution - Thomas Dubreuil, l'avocat de l'association des Riverains et des Amis de Béner

Si la justice tranchait en faveur des arguments des Riverains et Amis de Béner alors "ce serait une sérieuse entrave à la mise en oeuvre du projet sur ce site là, du fait d'une incompatibilité entre la vocation commerciale de la zone et les intérêts sanitaires et environnementaux qui serait à préserver". Pour l'instant aucune date n'a été arrêtée pour l'examen de ce recours sur l'utilisation de l'eau. La décision ne sera pas rendue avant le début de l'an prochain. 

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