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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Il faudra fixer des tarifs", réagit un buraliste parisien à la vente de masques dans les bureaux de tabac

Les buralistes pourront bientôt vendre des masques de protection, a annoncé ce jeudi la confédération de la profession. "Il faudra encadrer les prix pour éviter les dérives", réagit Denis Abbas, buraliste parisien et président de la Chambre syndicale des buralistes pour le Nord de la capitale.

Bureau de tabac parisien le 19 mars 2020 à l’heure du coronavirus
Bureau de tabac parisien le 19 mars 2020 à l’heure du coronavirus © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Pour éviter la propagation du coronavirus, les buralistes vont vendre des masques, a annoncé ce jeudi 23 avril la confédération, promettant de répondre "dès maintenant" aux besoins de protection. Une opération que salue Denis Abbas, propriétaire d'un bureau de tabac dans le quartier parisien de Saint-Lazare et président de la Chambre syndicale des buralistes pour le Nord de la capitale, à condition "d'encadrer les prix de vente".

Alors que le gouvernement a annoncé ce jeudi que les masques alternatifs seraient obligatoires dans les transports en commun à partir du 11 mai, on apprend également que les bureaux de tabac participeront à l'accompagnement du déconfinement progressif du pays. "C'est logique", estime Denis Abbas, qui explique que "le grand réseau des buralistes, implanté partout en France, est un bon moyen de faciliter l'acquisition de ce type de protection". Mais à condition de ne pas faire n'importe quoi, souligne le président de la Chambre syndicale des buralistes du Nord de Paris.

Encadrer les prix

Pour Denis Abbas, la possibilité de vendre des masques ne représente pas un souffle nouveau dans les difficultés que rencontre la profession depuis le début du confinement en France. Comme pour beaucoup de ses confrères, son établissement, le Mont-Vallon, dans le 8ème arrondissement de Paris, est aussi un restaurant. Mais depuis plus d'un mois, seul le tabac est ouvert, à heures réduites.

On est là pour combattre le virus, pas pour faire du bénéfice sur une pandémie" - Denis Abbas, buraliste, président de la Chambre syndicale des buralistes du Nord de Paris.

S'il ne connait pas encore le prix d'achat, et donc de vente des masques qu'il pourra bientôt proposer, le buraliste est ferme : "hors de question de faire une marge sur le produit". Annoncés "autour de cinq euros l'unité" par le journal Le Parisien, l'Agence France Presse a ensuite précisé que ce prix n'était qu'indicatif. Seule certitude exprimée par Denis Abbas : "je suis dans l'esprit de rendre service à la communauté, pas de prendre de l'argent".

Depuis le lundi 20 avril, les buralistes d'Ile-de-France bénéficient eux-mêmes de masques chirurgicaux, pour certains offerts par le conseil régional, et d'autres financés par la Chambre syndicale des buralistes de la région.

Ne pas être distributeur unique 

L'annonce intervient alors que les pharmaciens réclament depuis plusieurs semaines la possibilité de vendre ce type de masque. Dans son officine de Beauchamp, dans le Val-d'Oise, Philippe Dauphin, a déjà pré-commandé 3.000 masques grand public, pour 9.000 euros. "J'ai commandé, et payé en partie des masques, sans être sûr de pouvoir les vendre", s'agace-t-il.

Comme beaucoup d'autres, il n'attend plus qu'un feu vert du gouvernement et c'est l'incompréhension qui règne : "on a l'impression qu'on néglige notre profession !", s'énerve le pharmacien. "Ca en dit long sur ce que monsieur Véran (ministre de la Santé, ndlr) pense de notre profession. Il faudrait qu'il vienne sur le terrain pour comprendre le rôle qu'on assume chaque jour", conclue-t-il.

Interrogé sur ce point, le président de la Chambre syndicale des buralistes du Nord parisien estime que d'autres acteurs, "comme les pharmaciens, doivent pouvoir participer à la distribution des masques au grand public". Notamment pour éviter les afflux.

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