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Dossier : Challenge Jeunes d'Avenirs France Bleu

"Il faut qu'on s'occupe des jeunes aujourd'hui" prévient la vice-présidente de la CCI Bordeaux-Gironde

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Par , France Bleu Gironde

Ce mardi, France Bleu lance son "Challenge jeunes d'avenir", avec pour objectif de connecter 50 000 jeunes au monde du travail. En cette journée spéciale emploi des jeunes, Diane Duvert, vice-présidente à la CCI Bordeaux-Gironde appelle à ne pas stopper l'embauche d'alternants, malgré la crise.

Diane Duvert, la vice-présidente à la CCI Bordeaux-Gironde était l'invitée de France Bleu Gironde, ce mardi.
Diane Duvert, la vice-présidente à la CCI Bordeaux-Gironde était l'invitée de France Bleu Gironde, ce mardi. © Radio France - Capture d'écran France 3

C'est une journée spéciale sur France Bleu, avec le lancement du "Challenge jeunes d'avenir", qui durera jusqu'au 21 mai. L'idée, dans les 44 radios locales du réseau, c'est de mettre en relation des jeunes demandeurs d'emplois avec des artisans et entrepreneurs. L'objectif est fixé à 50 000 "matchs" pour des offres de stage, d'alternance, ou de premier emploi. 

Invitée de France Bleu Gironde à cette occasion, ce mardi, Diane Duvert, vice-présidente à la Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux-Gironde est venue faire le point sur l'emploi de ces jeunes dans un contexte de crise sanitaire. "Si on veut des collaborateurs qualifiés pour l'avenir, il faut que l'on s'occupe des jeunes aujourd'hui, qu’on leur apporte nos connaissances et qu’eux nous apportent un petit peu de sang neuf", prévient-elle, appelant à ne pas stopper les embauches. 

Elle-même les a poursuivies, au sein de son entreprise, Sovia à Bordeaux-Nord, qui opère dans la vente et la réparation de poids-lourds. "Nous avons 40 salariés, il y a quatre alternants et apprentis au sein de l'entreprise", explique-t-elle, rappelant que le secteur "de l'automobile, du poids-lourd est tout le temps en recrutement". Elle cite étalement le secteur du BTP, ou certains services qui continuent de donner leur chance à des apprentis. "Il y a des secteurs qui sont en demande de jeunes, qui ont besoin de personnel supplémentaire et qui, malheureusement, n’en trouvent pas". 

Plus 40% d'apprentissage mais moins -20% de stages 

Globalement, le secteur de l'apprentissage ne se porte pas trop mal, malgré la crise sanitaire. En 2020, environ 495 000 contrats d'apprentissage ont été signés dans le secteur privé en 2020, soit une hausse de près de 40% par rapport à 2019. L'apprentissage a été porté par la prime décidée l'été dernier, et prolongée jusqu'à fin mai 2021, de 5 000 euros pour l'embauche d'un apprenti mineur et de 8 000 euros pour un majeur.

Toutefois, reconnait Diane Duvert, "il y a des secteurs qui souffrent beaucoup, comme bien sûr la restauration, les commerces. Ces entreprises-là ne peuvent pas prendre de jeunes actuellement puisqu'elles sont fermées". Les 1 400 alternants du Campus du Lac, à Bordeaux, continuent tout de même d'être formés à la restauration, avec en plus une formation modifiée par l'apparition du "click and collect". "On a vu la réactivité des restaurateurs qui ont su faire de la vente à emporter", souligne la vice-présidente de la CCI. "Les jeunes, nous les formons également dans ce sens puisque nous avons des formations, par exemple, sur la commercialisation par le Web".

En revanche, si l'apprentissage se porte bien, "pour les stages c'est très compliqué", reconnaît Diane Duvert. Le nombre de stages a baissé de 22% entre 2019 et 2020. "Aujourd'hui, les entreprises sont sous de multiples contraintes économiques, sanitaires, avec des protocoles, des risques pour nos salariés, nos collaborateurs. Prendre des stagiaires aujourd'hui, c'est un risque supplémentaire et une contrainte qui s'ajoute aux contraintes obligatoires dues à la crise". 

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