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Économie – Social

Ils font le ménage chez Famar et dénoncent leurs conditions de travail

lundi 27 mars 2017 à 19:10 Par Anne Oger, France Bleu Orléans

Des salariés de l'usine TFN Propreté dénoncent leurs conditions de travail depuis que leur entreprise a remporté le marché du nettoyage du laboratoire pharmaceutique Famar à Orléans-La Source. En tirant les prix vers le bas, leur employeur leur rend la vie dure, selon eux.

TFN emploie 21 salariés pour le nettoyage de l'usine Famar à la Source
TFN emploie 21 salariés pour le nettoyage de l'usine Famar à la Source © Radio France - Anne Oger

Orléans, France

Ils débraient tous les lundis depuis trois semaines, et se rassemblent devant l'usine Famar, avenue de Concyr, dans le quartier de la Source, à Orléans. Pour dénoncer ce qui, selon eux, se généralise aujourd'hui dans le secteur de la propreté. "Les entreprises de nettoyage se livrent une concurrence très rude depuis quelques années. Pour remporter les marchés, elles cassent les prix, certaines proposent des chantiers 30% moins cher pour gagner. Alors forcément, ensuite, elles tirent sur les coûts, suppriment des salariés, et cela retombe sur ceux qui restent" dénonce Abdelmajid Nadir, le secrétaire de la CGT Propreté dans le Loiret.

On dit que l'esclavage a disparu, mais dans le nettoyage les conditions de travail sont vraiment difficiles, et plus les entreprises tirent les prix vers le bas, plus c'est dur

C'est ce qui se passe actuellement chez Famar, selon Tanver Munir, l'un des salariés de TFN Propreté, devenue Atalian il y a quelques années, un grand groupe spécialisé sur ce marche du nettoyage, et basé en région parisienne. "Il n'y a pas si longtemps, on était une trentaine pour faire le ménage chez Famar, il y a trois équipes. Maintenant on est 21, certains ont été mutés sur d'autres chantiers, d'autres sont partis et ne sont pas remplacés". Mais la surface à nettoyer en revanche est toujours la même, disent ces salariés. Et Famar est un laboratoire pharmaceutique, les procédures sont exigeantes, pas question de faire n'importe quoi. "On dit que l'esclavage a disparu, mais il faut voir dans quelles conditions nous travaillons aujourd'hui".

De l'eau pour faire le ménage, faute de produits

"Nous on demande aux clients de ces sociétés de nettoyage d'arrêter de demander des prix toujours plus bas. Ils doivent savoir que les conséquences, ce sont les salariés qui les paient" accuse Abdelmajid Nadir. "Les donneurs d'ordre comme Famar, ce sont les salariés, pas les patrons de leurs sous-traitants, qu'ils sanctionnent quand le ménage n'est pas bien fait, faute de temps". "Parfois les gens manquent même de produits pour travailler. Moi je connais des entreprises où ils n'ont que de l'eau à leur disposition pour faire le ménage. Le patron ne leur donne plus de produits ménagers, ça coûte trop cher".

Une réunion devrait avoir lieu la semaine prochaine, avec la direction de TFN Propreté. Les salariés réclament une prime de 60 euros par mois, et demandent une revalorisation des salaires les plus bas.