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IMAGES - Ils investissent un champ à Bayonne pour promouvoir l'autonomie alimentaire en ville

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Par , France Bleu Pays Basque

Un collectif d'associations et de particuliers du Pays Basque s'est constitué pour y promouvoir l'autonomie alimentaire. Il a adressé une pétition à plusieurs maires pour réclamer un droit de jardiner pour tous et a investi ce dimanche 21 juin un champs en friche à Bayonne pour planter des courges.

Des bénévoles plantent des courges et autres plantes dans un champs en friche du quartier Habas la Plaine à Bayonne
Des bénévoles plantent des courges et autres plantes dans un champs en friche du quartier Habas la Plaine à Bayonne © Radio France - Thibault Vincent

Elles sont une dizaine d'associations, œuvrant principalement sur la côte basque, à s'être regroupées au sein du collectif Autonomie Alimentaire avec quelques particuliers investis. L'objectif est décrit dans les deux mots qui nomment le groupe. 

Pour y parvenir, celui-ci vient de lancer deux actions communes : une pétition adressée aux maires de plusieurs communes du Labourd pour réclamer un "Droit de Jardiner pour Tous" et une opération de plantation de courges, notamment, dans un champs en friche de Bayonne appartenant à a communauté d'agglomération pays basque.

Des dizaines de volontaires travaillent la terre sur le champs laissé en friche
Des dizaines de volontaires travaillent la terre sur le champs laissé en friche © Radio France - Thibault Vincent

Cette deuxième action, ouverte à toutes les bonnes volontés, s'est déroulée ce dimanche 21 juin, sous un soleil intense. Pendant que de nombreuses familles investissaient les plages, plus d'une trentaine de volontaires, des adultes et quelques enfants, se sont attelés à transformer ce terrain de 1500m2, sur le chemin du Moulin de Habas dans le quartier Habas la Plaine à Bayonne, en une plantation de courges et de quelques autres plantes. 

Un terrain qui fait l'objet depuis quatre ans de discussions avec les institutions, notamment la mairie de Bayonne. Mais pour l'heure les projets n'en sont toujours qu'au stade des études.

Les bénévoles ont planté 200 plants de courges
Les bénévoles ont planté 200 plants de courges © Radio France - Thibault Vincent

L'objectif est notamment de convaincre les politiques de la nécessité d'agir pour favoriser de nouvelles cultures alternatives aux productions maraîchères classiques, qu'elles soient conventionnelles ou bio, dont les citoyens seraient les acteurs. 

"Les seuls producteurs ne suffiront jamais à produire l'alimentation de tout le monde, explique Fabien Nogué, co-fondateur et coordinateur de l'association "Graines de Liberté" à l'origine de l'opération. Il y a un grand intérêt à ce que les gens puissent remettre les mains dans la terre".

Avant de planter les courges, il faut répandre fumier et terreau naturel sur la terre fraîchement retournée
Avant de planter les courges, il faut répandre fumier et terreau naturel sur la terre fraîchement retournée © Radio France - Thibault Vincent

Le collectif oeuvre donc pour que les particuliers qui le souhaitent, notamment en ville, se réapproprient l'art du jardinage sur leur terrain ou leur balcon. Mais pour cela, affirme Fabien Nogué, "il faut, si ils en ont envie, leur apprendre à le faire, les encourager à imaginer que c'est possible pour avoir des aromatiques dans sa salade que l'on fait chez soi, pour avoir quelques tomates, ou plus si on ouvre d'autres jardins pour de l'autoproduction, en groupe ou individuellement."

Ce dimanche, les volontaires retrouvaient justement la joie de cultiver à la force des bras, labourant le champs en surface à l'aide de grelinettes, avant d'y répandre du fumier, engrais naturel, puis de creuser des trous pour y déposer les plants, y glisser du compost en guise de terreau puis recouvrir la culture de terre et de paille. Physiquement éprouvant, mais très bénéfique moralement de l'avis de tous. 

Grelinette en mains, on retourne la terre en surface
Grelinette en mains, on retourne la terre en surface © Radio France - Thibault Vincent

Deux cents plants de courges ont ainsi été plantés, mais aussi de la tomate et de l'Agastache apportés par "Bio Divers Cité", une plante très appréciées des abeilles et autres insectes pollinisateurs, et essentielle pour la culture explique Elise Thinel, la co-fondatrice et présidente de l'association basée à Biarritz : "80% des légumes, notamment les courges, ont besoin d'être pollinisés pour pouvoir produire des fruits".

Ils ont planté 200 plants de courges, mais aussi des tomates et de l'Agastache, une plante essentielle.

Si la plupart des volontaires présents ce dimanche au champs ont appris ou réappris à jardiner, au naturel, parfois récemment, au contact des différentes associations composant le collectif, le seul travail pédagogique de celles-ci ne suffit pas."En cette période électorale, on veut interpeller les élus et les candidats", explique Fabien Nogué.

Malgré la difficulté de la tâche sous un soleil de plomb, les participants ont apprécié de travailler la terre ensemble
Malgré la difficulté de la tâche sous un soleil de plomb, les participants ont apprécié de travailler la terre ensemble © Radio France - Thibault Vincent

Et pour ceux, nombreux, qui n'ont pas la possibilité de jardiner chez eux, le collectif milite donc pour qu'ils aient la possibilité de planter légumes, fruits et plantes sur les espaces verts publics, en pelouse ou en friche. Ce qu'il appelle "un accès au jardin POUR TOUS" dans la pétition qu'il a lancé il y a peu. L'idée des associations serait d'apporter un soutien logistique aux candidats qui recevraient l'aval de la municipalité après une simple déclaration et sans autre contribution de sa part.

Pour Fabien Nogué, les possibilités sont nombreuses. Une trentaine d'hectares de terrains du domaine public ont été identifiés. "Il y a 4 ans d'attente aux jardins familiaux de Bayonne. Il y a des terres ici (à Habas la Plaine), il y en a au Prissé, à Saint-Bernard (quartiers de Bayonne), à Boucau... donc _il y a un potentiel pour générer cette agriculture là, générer de la citoyenneté_, générer du savoir et une autre manière de vivre sur la terre pour en prendre soin."

Le lombric, présent dans la terre du champs en friche à Habas, joue un rôle fondamental dans la biologie du sol.
Le lombric, présent dans la terre du champs en friche à Habas, joue un rôle fondamental dans la biologie du sol. © Radio France - Thibault Vincent

Le responsable associatif aimerait également que les élus favorisent l'installation de maraîchers sur certains terrains "pour faire du bio, de la permaculture, de l'agro-écologie et je ne sais quoi encore... en tout cas diversifier le modèle" et favoriser le chemin vers une certaine autonomie alimentaire dont le confinement de ces derniers mois a souligné la nécessité.

Fabien Nogué milite pour une agriculture alternative dont le citoyen serait acteur

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