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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les propriétaires de meublés des stations thermales ont le blues

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Par , France Bleu Roussillon

Depuis le 1er novembre, tous les établissements thermaux sont fermés à cause de la crise sanitaire. Une restriction qui frappe durement les propriétaires de meublés spécialisés dans le tourisme thermal comme à Molitg, Vernet-les-Bains, le Boulou, La Preste ou Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales).

Le Tech à Amélie-les-Bains
Le Tech à Amélie-les-Bains © Radio France - Simon Colboc

Depuis novembre dernier, les loueurs privés de meublés dans les villes thermales des Pyrénées-Orientales rongent leur frein : faute de curistes, leurs appartements restent désespérément vides. C'est notamment le cas à Amélie-les-Bains, qui habituellement recevait plus de 30.000 curistes par an, et où la fermeture des thermes a brusquement privé de revenus les propriétaires d'appartements à louer.

Des propriétaires privés de loyers 

Pour François Sitja, le président de l'association des loueurs de meublés d'Amélie-les-Bains, qui rassemble 130 membres propriétaires pour un parc locatif de 300 appartements, le coup a été rude à encaisser : _"_Sur l'année 2020, le taux d'occupation a chuté de 68%. Cela représente une perte financière énorme, d'autant que nous devons continuer à payer des taxes sur des logements qui sont vides. Pour un T2 standard de quatre personnes, cela représente environ 600 euros pour la taxe foncière, autant pour la taxe d'habitation et pour les charges de copropriété. À cela s'ajoutent encore les différentes taxes de séjour forfaitaires ou réelles... cela finit par faire un sacré budget !" 

Pas de dispositif d'aide spécifique

Pour ces loueurs privés qui sont souvent des retraités modestes ayant investi leurs économies dans une rente locative et se sont soudain retrouvés sans revenus, il n'existe pourtant pas de fonds de soutien dédié, regrette François Sitja:

"Les loueurs professionnels bénéficient de certaines aides, mais pas les particuliers. L'an dernier, la municipalité d'Amélie a fait un geste important en accordant une exonération générale de taxes de séjour, mais il n'est pas du tout certain que la mesure soit reconduite pour nous cette année."

Dans un tel contexte, certains propriétaires ont dû se résoudre à se séparer de leur biens : "Nous n'avons pas de réservation depuis le 1er novembre. Contrairement à certains hôtels, notre modèle de fonctionnement très spécialisé et lié à l'activité thermale ne peut pas bénéficier d'un tourisme de passage : en l'absence de curistes, certains de nos adhérents ont fini par vendre leurs meublés. Automatiquement cela amène à une chute de la valeur de vente au mètre carré, encore aggravée par la crise du Covid."

En l'absence de date de réouverture officielle des établissements thermaux, les petits propriétaires privés de meublés d'Amélie et des autres stations du département sont suspendus à l'amélioration de la situation sanitaire et à une reprise de l'activité thermale espérée pour le mois de mai.

L'interview de François Sitja président de l'association des loueurs de meublés d'Amélie

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