Économie – Social

Impôts locaux : ça pique à Toulouse!

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Toulouse dimanche 11 octobre 2015 à 18:00

Jean-Luc Moudenc maire de Toulouse
Jean-Luc Moudenc maire de Toulouse © Radio France - Alban Forlot

Vous êtes sûrement en train de recevoir votre taxe d'habitation et/ou votre taxe foncière! Le maire de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc est notre invité ce lundi matin, il répond à vos questions sur les impôts locaux.

L'annonce avait fait le tour des médias nationaux au printemps dernier : Toulouse allait augmenter ses impôts locaux de 15%! Trois plus qu'à Bordeaux, Lille ou Lyon, cela fait de la ville Rose l'une des villes où taxe d'habitation et taxe foncière explosent le plus cette année. Stupeur et tremblements parmi les Toulousains qui sont en train de prendre connaissance de l'addition en ce moment.

Rentrée douloureuse pour les Toulousains

Les impôts locaux , on le rappelle, dépendent de la taille du logement ou du terrain, de son ancienneté, du quartier , du nombre de personnes qui y vivent... +15%, cela peut facilement représenter 100 ou 200 euros d'augmentation. 

Dans le détail, tous les habitants de la métropole toulousaine ont vu la part de l'agglomération augmenter de 7.5% cette année et elle augmentera encore de 7.5% l'an prochain. A cela, certains d'entre vous doivent ajouter la hausse de la part de leur municipalité : à Cugnaux par exemple c'est 30%, 15% pour Toulouse, 9% pour Saint-Gaudens, 7% à Luchon, 1,5% à Villefranche-de-Lauragais. Certaines villes comme Blagnac et Muret ont elles choisi de ne pas toucher aux impôts locaux.

Moins d'enfants inscrits dans les centres de loisirs

En plus de cette hausse de la fiscalité, la ville, qui veut faire des économies et maintenir ses investissements, a aussi augmenté certains tarifs comme celui des cantines ou des Clae (Centre de Loisirs Associés à l'Ecole). Selon les revenus des parents, les tarifs des Clae ont gonflé à la rentrée de  50 à 400 euros par enfant (annuels).

Certains centres de loisirs constatent une baisse de fréquentation. - Radio France
Certains centres de loisirs constatent une baisse de fréquentation. © Radio France - France Bleu Toulouse

 Résultat, dans certains quartiers, la baisse de fréquentation est nette comme en témoigne ce directeur de Clae toulousain, il travaille dans un quartier populaire.

"30 à 40% de baisse de fréquentation cette année : la fin de la gratuité a eu un impact notamment sur le temps de midi et le temps du soir. Ces enfants qui ne viennent plus au Clae se retrouvent à regarder leurs petits copains faire des activités. Le clivage social est encore plus fort." — un directeur de Clae toulousain qui souhaite rester anonyme

Un directeur de Clae à Toulouse

Idem pour la cantine, où un tarif progressif est instauré et 7.000 familles toulousaines n'ont plus le droit à la gratuité. Côté transports, les élus réfléchissent à supprimer la gratuité pour les étudiants et les seniors.