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Économie – Social

Incertitude autour de la livraison d'avions en Iran par l'entreprise toulousaine ATR

mardi 31 juillet 2018 à 18:19 Par Maïwenn Bordron, France Bleu Occitanie

L'entreprise toulousaine ATR doit livrer une dizaine d'avions à l'Iran avant le 6 août. Date à laquelle le président américain Donald Trump a décidé de rétablir des sanctions contre Téhéran. Ces sanctions concernent également les entreprises étrangères qui continueront à commercer avec l'Iran.

L'aérodrome de Toulouse Francazal, un des trois sites d'ATR.
L'aérodrome de Toulouse Francazal, un des trois sites d'ATR. © Radio France - Bénédicte Dupont

L'entreprise toulousaine ATR va-t-elle pouvoir livrer une dizaine d'avions à l'Iran ? Le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, s'est exprimé sur le sujet ce mardi et a affirmé négocier en ce sens "depuis des semaines avec [s]on homologue américain".

L'objectif est d'obtenir l'autorisation des Etats-Unis pour la livraison de ces avions de transport régionaux. En effet, sans cette autorisation, ATR prend le risque de perdre des marchés américains. A partir du 6 août, le président américain Donald Trump rétablit des sanctions contre l'Iran. Les entreprises étrangères, qui continueront à commercer avec les Iraniens à partir de cette date, pourront également être concernées par des sanctions. ATR est concerné car ses avions contiennent plus de 10% de composants fabriqués aux Etats-Unis.

La commande iranienne, une "part importante du chiffre d'affaires d'ATR"

L'annulation de la commande iranienne pourrait avoir des conséquences importantes pour ATR. L'entreprise prévoit de construire cette année 80 avions. Une dizaine d'avion vendus à l'Iran, cela représente donc environ 10% de la production annuelle de l'entreprise, soit une "part importante du chiffre d'affaires d'ATR", comme l'a rappelé ce mardi Bruno Le Maire.

Le sujet est sensible. La direction ne souhaite faire aucun commentaire, de même pour les syndicats. Un syndicaliste d'ATR affirme toutefois que tous les salariés continuent de travailler sur les avions afin que la livraison soit assurée à temps.

En cas d'annulation de la commande, cela représenterait un coup dur pour l'entreprise toulousaine mais cela ne la mettrait pas forcément en difficulté. En effet, ATR est en train de s'ouvrir au marché chinois. Il y a deux semaines, lors du salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, le président exécutif, Christian Scherer, se disait optimiste quant à un début des livraisons dès l'année prochaine. "Personnellement, j'estime que nous pourrions vendre quelque 300 ATR en Chine sur les 20 prochaines années", avait alors affirmé le président exécutif de l'entreprise.