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Économie – Social

Indre-et-Loire : inquiétudes de la CGT sur l'emploi en Touraine

mardi 27 novembre 2018 à 16:39 Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine

Sandvik, AFPA, Ifrac, La Nouvelle République, La Nouvelle Sourdillon, autant d'entreprises d'Indre-et-Loire qui souffrent en cette année 2018. La CGT a fait un tour d'horizon, et n'est pas optimiste pour ces entreprises tourangelles.

L'une des banderoles devant l'usine Sandvik à Fondettes
L'une des banderoles devant l'usine Sandvik à Fondettes © Radio France - Xavier Louvel

Indre-et-Loire, France

La CGT d'Indre-et-Loire a tenu une conférence de presse ce mardi 27 novembre. Elle a fait le tour des entreprises en difficultés en Touraine. Le syndicat a parlé des organismes de formation AFPA et Ifrac, de l'usine Amphénol à Amboise, de Sandvik à Fondettes dont la fermeture est actée par le groupe suédois, de La Nouvelle République pour un plan de non remplacement des départs en retraite d'ici 2023 ou encore "La Nouvelle Sourdillon" basée à Veigné. 

Sandvik, Fondettes

161 emplois sont menacés. Le géant suédois (9,3 milliards d'euros de chiffre d'affaire et 1,3 milliards de bénéfices sur l'année 2017) a décidé de délocaliser la production à l'étranger. Les négociations du Plan de sauvegarde de l'emploi commencent le jeudi 29 novembre. Une journée de grève aura lieu ce jour là, avec un rassemblement devant l'usine à midi. Selon le décompte de la DRH du groupe, 38 salariés ont plus de 55 ans, un peu plus de 80 ont de 40 à 55 ans. 

Ifrac, Parcay-Meslay

Ex-Forget (vendue en décembre 2016), l'entreprise de formation poids-lourds et engins de chantier compte 59 salariés. L'Ifrac est en très grande difficulté financière (3,2 millions de pertes). Elle a été placée en redressement judiciaire le 2 octobre par le tribunal de commerce de Tours. La justice vient d'annoncer la liquidation pure et simple avec poursuite d'activité. Deux offres de reprise sont sur la table, dont l'une de l'organisme de formation Blanchard à Dreux. Elle propose de reprendre 36 salariés et les quatre centres de formations. Blanchard a les faveurs de la CGT. 

AFPA, Veigné

38 centres de l'AFPA, l'organisme de formation, vont fermer en France, dont 5 en Région Centre-Val de Loire : Montargis, Châteauroux, Issoudun, Blois et Veigné. 75 postes sont menacés. Une partie des salariés de Veigné vont aller travailler à l'autre centre AFPA d'Indre-et-Loire, à Tours-Nord. "On est dans une souffrance extrême" dit le délégué CGT de Veigné. Le PSE est en cours de négociation. Les premières lettres de licenciement devraient partir en juillet. Une manifestation nationale des centres AFPA est prévue le 6 décembre à Paris. 

La Nouvelle République, Tours

Le journal régional n'a pas engagé un plan social comme en 2009. Le plan de réduction d'effectifs est engagé sur la période 2019-2023. 107 postes, dont une trentaine de journalistes, sont supprimés, au gré des départs en retraite non remplacés. L'une des deux rotatives de la NR va fermer en 2020. Le journal, comme d'autres titres en France, subit la baisse de ses ventes depuis des années. 

Amphénol, Amboise

Le site de fabrication d'antennes relais pour téléphone portable annonce être en difficulté avec la concurrence chinoise qui fait baisser les prix. Amphenol-Jaybeam compte 183 salariés sur son site d'Amboise. 37 postes vont être supprimés. Une partie de la production part en Macédoine.

La Nouvelle Sourdillon, Veigné

L'entreprise compte 51 salariés qui font des robinets de gaz. Sourdillon a été repris par Selni Investissement au mois de septembre 2016 après un placement en redressement judiciaire. Le groupe détenait notamment l'ancienne usine Electrolux dans les Ardennes à Revin. Le groupe comptait 400 personnes début 2018. Seuls 90 personnes restent à ce jour dans le groupe, sur deux usines dont celle de Veigné. Les salariés tourangeaux sont en activité partielle depuis octobre. Ils travaillent une semaine sur deux. La Nouvelle Sourdillon ne fait aucune prévision pour l'année 2019.