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Indre-et-Loire : les parcs d'attractions désertés, leurs gérants s'inquiètent

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Aucun client depuis un mois et demi maintenant, et un avenir qui reste bien incertain... Les parcs d'attractions d'Indre-et-Loire tentent de résister tant bien que mal à l'arrêt de leur activité. Et appréhendent les mois qui viennent avec angoisse.

L'épidémie de coronavirus freine le développement du Parc Amuz'Land à Chinon L'épidémie de coronavirus freine le développement du Parc Amuz'Land à Chinon
L'épidémie de coronavirus freine le développement du Parc Amuz'Land à Chinon © Radio France - DR

Ce sont des endroits où le silence règne depuis un mois et demi maintenant, des endroits qui, jusqu'ici pourtant, avaient l'habitude de vivre avec les cris et les rires des enfants. Les parcs d'attractions sont bien déserts en ce moment ! Et leurs patrons plongés en pleine incertitude. Quand pourront-ils rouvrir ? Dans quelles conditions ? Leur structure n'est-elle pas carrément menacée à terme ?

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"On est en mode survie aujourd'hui" - Guillaume Milon, dirigeant d'Amuz'Land à Chinon

Une inquiétude fortement ressentie dans certains parcs d'attractions de Touraine. Comme à Family Park, où on joue décidément de malchance. Après un déménagement déjà reporté d'un an, c'est donc cette fois l'épidémie qui a empêché l'ouverture en avril sur le nouveau site de Sorigny. La gérante, Annabelle Deillhy, se dit inquiète pour l'avenir. "C'était un gros investissement, ce nouveau parc. Donc pour rembourser tous ces prêts, je pense que ça va être assez compliqué". 

Situation compliquée aussi chez Amuz'Land, un parc extérieur et intérieur à Chinon, où les pertes mensuelles sont importantes nous détaille l'un de ses dirigeants, Guillaume Milon. "Le parc tel qu'il est à l'arrêt nous coûte entre 3500 à 4000 euros par mois. Là on est en mode survie aujourd'hui". 

A quoi va ressembler la reprise ? 

Du coup lui a décidé de louer ses structures gonflables à la journée. "La plupart des clients le font pour nous filer un coup de pouce pour avancer". Mais ces locations ne peuvent bien sûr pas rattraper toutes les pertes. Elles lui ont rapporté entre 5 à 600 euros ces 15 derniers jours.

Son parc Amuz'Land à Chinon a ouvert il y a à peine deux ans. Sa structure était en plein développement, ce confinement arrive donc au plus mauvais moment pour lui. Et si Guillaume Milon a bon espoir de rouvrir pour l'été, il est plein d'interrogations sur l'avenir. Et sur les conditions d'une éventuelle reprise. Conditions sanitaires notamment. 

Nettoyer toutes les attractions tous les jours, "mission impossible" pour Guillaume Milon

"J'imagine mal désinfecter la grande structure tubulaire qui fait trois étages, où quand on est six ou huit, pour faire un grand nettoyage, on y passe une journée, c'est pas envisageable" explique-t-il. "Après, combien on aura le droit de faire rentrer de personnes en même temps, quelle sera la jauge ? On changera peut-être notre façon de voir les choses. Ça ne sera plus un accès sur la journée, ou l'après-midi, mais peut-être sur 2h. Après il y aura des choses de base, nettoyer les poignées de portes, les zones, ça bien sûr, on pourra le faire régulièrement. Mais toutes les attractions c'est mission impossible__. Je ne pense pas qu'il y ait un parc qui soit capable de faire ça aujourd'hui".  

A Family Park notamment, on dit espérer une ouverture pour début juillet, même si la gérante sait déjà que ça ne sera évidemment pas suffisant pour rattraper la saison. Chez Amuz'Land, le dirigeant espère que la réouverture n'aura pas lieu après la mi juillet. En attendant il va être obligé de contracter un prêt garanti par l'Etat pour "joindre les deux bouts".

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