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Dossier : Coronavirus

Indre-et-Loire : un plan de chômage partiel à venir dans le BTP pour les chantiers non-essentiels

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Par , France Bleu Touraine

L'activité économique est fortement ralentie en Indre-et-Loire pour cause de coronavirus. Près de 250 entreprises ont demandé du chômage partiel. Le secteur du BTP va arrêter ses chantiers non-essentiels.

Les chantiers non-essentiels vont être arrêtés en Indre-et-Loire, pour cause de confinement
Les chantiers non-essentiels vont être arrêtés en Indre-et-Loire, pour cause de confinement © Radio France - Jacques Pons

La préfète d'Indre-et-Loire a réuni ce lundi matin les présidents des différentes chambres consulaires pour faire un point sur les conséquences de l'épidémie de Coronavirus. Etaient présents, la CCI, la chambre de métiers et de l'artisanat, la chambre d'agriculture, la fédération du bâtiment. La préfète leur a rappelé les multiples mesures mises en place pour faire face à cette crise économique sans précédent.

Plus de 4.000 salariés déjà au chômage partiel

Le directeur territorial de la Direccte, la direction régionale du travail, a notamment évalué l'impact du coronavirus sur les demandes de chômage partiel. Entre mardi 17 mars et ce lundi matin, 243 entreprises d'Indre-et-Loire ont fait des demandes, pour 4.074 salariés, représentant 1.400.000 heures de travail. "On observe depuis le mardi 17 une recrudescence très importante des demandes de chômage partiel" dit Pierre Fabre.

Le secteur du bâtiment et travaux public va ralentir son activité

Pour répondre au mieux au confinement, à la protection de ses salariés et des clients, la Fédération Nationale du Bâtiment a engagé des discussions avec le gouvernement pour réduire son activité. "Ce serait irresponsable de demander à la population d'être confinée, et d'avoir nos ouvriers, nos compagnons qui se déplaceraient par trois ou quarte par véhicules, et qui seraient dans les rues, sur les chantiers" explique Stéphane Pouëssel, le président de la fédération du bâtiment en Indre-et-Loire. Un plan de chômage partiel va aussi être engagé dans le secteur du BTP. Toutes les entreprises non-essentielles vont être mises à l'arrêt et les salariés vont être confinés. Seuls les chantiers prioritaires vont être maintenus, comme les hôpitaux, les organismes de santé, les cliniques. Cela concerne aussi le secteur de l'énergie pour les particuliers et les collectivités. En revanche, faire du placoplatre sur une réhabilitation n'est pas une priorité, ni refaire une peinture de hall d'immeuble. Ne rentre pas dans les priorités d'engager un chantier de promotion immobilière. 

Pas de souci d'approvisionnement

La préfète d'Indre-et-Loire l'assure, il n'y a pas de souci d'approvisionnement alimentaire. Pas la peine de faire des réserves. Pas de pénurie de blé non plus, et donc de pain dans les boulangeries. Inutile donc de faire comme ce tourangeaux la semaine dernière quiu a voulu acheter trente baguettes d'un coup chez son boulanger. En même temps, il faut éviter d'aller tous les jours chez son boulanger, comme le voit des commerçants des Halles à Tours, qui plus est des personnes âgées, des personnes à risques. Il faut arrêter les sorties prétextes, pour une bouteille de lait, ou une baguette. C'est le message passé par le président de la chambre de métiers et de l'artisanat d'Indre-et-Loire. Pour Gérard Bobier, "il va falloir changer ses habitudes de consommation pendant le confinement, c'est une question de civisme".

Une soixantaine de PV pour sorties sans motif légitime

Les PV continuent de tomber après une semaine de confinement. Ce week-end, 44 PV ont été dressés en zone police pour des sorties sans motif légitime, et 15 PV en zone de gendarmerie. Par ailleurs, à ce jour, la préfète d'Indre-et-Loire n'a reçu aucune demande d'élus Tourangeaux pour mettre en place un couvre-feu.

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