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Économie – Social

Indre-et-Loire : Une première réunion "tendue" dans le cadre du PSE chez Sandvik à Fondettes

mardi 6 novembre 2018 à 18:44 Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine

Les délégués du personnel de Sandvik à Fondettes sont ressortis choqués et tendus de la première réunion dans le cadre du plan de sauvegarde pour l'emploi. Ils veulent le maintien de l'usine. La direction veut déjà parler de fermeture et des 161 licenciements. "Impossible" disent les syndicats.

Une banderole est accrochée sur les grilles de l'usine Sandvik à Fondettes
Une banderole est accrochée sur les grilles de l'usine Sandvik à Fondettes © Radio France - Xavier Louvel

Indre-et-Loire, France

La première réunion de négociation du plan de sauvegarde de l'emploi à Sandvik, à Fondettes s'est tenue ce mardi 6 novembre, au sein de l'usine tourangelle du géant suédois. Le DRH du groupe et la directrice du site de Fondettes ont fait face à huit délégués syndicaux. La réunion a duré 2h30. Elle a été "tendue". La direction a voulu engager dès à présent le plan de négociation de fermeture du site, alors que les délégués syndicaux défendent le maintien de l'usine et des 161 emplois. Pendant la réunion, une partie des salariés ont débrayé. Ils étaient une soixantaine devant l'usine à 14h, à l'heure du début des négociations.

Aucun nouvelle date de réunion de négociation n'a été arrêtée

"Tendue", c'est vraiment le mot qui est ressorti tout de suite dans la bouche des délégués syndicaux à la sortie de la réunion, "et ça va se tendre encore plus" selon Franck Lanne de la CGT. La direction du groupe suédois a d'abord réduit le temps de délégation des élus du personnel alors qu'il avait été précisé qu'ils pouvaient être en délégation pendant tout le temps du PSE. La crispation est ensuite venue quand le DRH de Sandvik a abordé le plan de fermeture de l'usine. Les délégués syndicaux ont demandé à arrêter là la réunion. Pour l'instant, aucune nouvelle date de négociation n'a été fixée. 

On veut maintenir les emplois sur le site de Fondettes. Didier Quintin, de la CFE-CGC

Pendant ce temps, la direction de Sandvik avance de son côté. Elle fait venir une agence d'intérim dès ce mercredi dans l'usine pour les salariés qui le souhaitent. Parallèlement, elle a affiché ce mardi dans l'usine quasiment une trentaine de postes disponibles dans le groupe, mais ailleurs en France : Orléans, Bourges, en Savoie, ou encore dans le Bas-Rhin. Les salariés n'ont aucune garantie d'être pris et encore moins que les postes correspondent à leurs qualifications. "Des postes de toute façon inaccessibles pour ceux qui ont une famille comme moi" dit un salarié sur le parking de l'usine. Sa femme est en CDI, très heureuse dans son travail, et il a une maison à rembourser.