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Indre : la crise du Covid-19 porte "un coup très fort" au fabricant de jantes aluminium Liberty Wheels

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Par , France Bleu Berry

Ce mardi, le président Macron doit annoncer un plan de soutien à la filière automobile, très durement touchée par la crise du Coronavirus. Un plan très attendu par les constructeurs, mais aussi les sous-traitants comme par exemple le site Liberty Wheels de Diors.

Usine Liberty Wheels à Diors près de Châteauroux, Indre
Usine Liberty Wheels à Diors près de Châteauroux, Indre © Radio France - Lisa Guyenne

Pas une semaine ou presque sans un plan de soutien pour tel ou tel secteur et relancer bien sûr l'économie. Ce mardi, le président Emmanuel Macron doit faire « d'importantes annonces » dans le cadre d'un plan de soutien de la filière automobile, plombée par la pandémie de Covid-19. Souveraineté industrielle, transition écologique vers des véhicules propres ou encore compétitivité du secteur, ce plan de soutien s'appuiera sur plusieurs axes. Le rétablissement d'une prime pour l'achat d'un véhicule hybride ou une hausse de celle en faveur des véhicules électriques font partie des pistes qui devraient être officialisées.  

Un plan de soutien en tout cas très attendu par les constructeurs mais aussi par leurs sous-traitants. C'est notamment le cas de Liberty Wheels à Diors, près de Châteauroux. Le site de l'unique fabricant français de jantes en aluminium est à l'arrêt depuis le 17 mars et aucune date n'est avancée pour la reprise. Roberto Avelli, le directeur du site l'avoue : "Le Covid-19 nous porte un coup assez fort". Une situation qui vient s'ajouter aux difficultés récurrentes de l'entreprise ces dernières années avec de nombreux propriétaires et des plans sociaux. 

"Les commandes ne sont pas là"

En 2018, Liberty Wheels (Groupe GFG Alliance) a repris le site : "Nous avons mis en place des plans d'actions nous permettant d'améliorer la productivité de l'outil industriel et donc la performance de l'entreprise d'une manière générale." Et la crise sanitaire est arrivée : "Les commandes ne sont pas là, le marché reprend de manière très progressive, très timide. Je pense qu'il faudra plusieurs mois avant de revenir à un niveau de marché équivalent à la situation pré-Covid." Dans ce contexte, difficile d'arrêter une date de reprise : "Nous, on est dans une fonderie. On ne peut pas se permettre de redémarrer avec des faibles volumes, des commandes incertaines parce que c'est un outil assez lourd ; quand on remet en route, il faut qu'on essaie de produire à pleine cadence. C'est pour ça que nous avons retardé notre redémarrage." Cette question de la reprise d'activité sera sans doute évoquée ce jeudi 28 mai au cours d'un comité social et économique de Liberty Wheels.

Pas de plan social si...

Aujourd'hui, 95% des 287 salariés sont au chômage partiel. Pour traverser cette crise, le groupe met aussi la main à la poche avec un apport de cash pour payer les salaires et des prêts, avec garantie de la Banque Publique d'Investissement, ont été demandés aux banques. Alors faut-il craindre un plan social : "Si les volumes reviennent à un bon niveau, il n'y a pas de raison que nous fassions des réductions de personnel ou des plans sociaux", précise Roberto Avelli. Reste à savoir maintenant si le marché automobile va pouvoir repartir aussi vite que souhaité.

En tout cas, chez Liberty Wheels, on l'espère, d'autant qu'avant la crise, des discussions étaient en cours avec plusieurs nouveaux clients potentiels comme Volkswagen qui devait auditer l'entreprise au mois de mars, ou encore une société britannique qui fournit les caravanes et mobil-homes en jantes aluminium. Des discussions qui étaient sur le point d'aboutir avant la crise, mais qui ne sont pas abandonnées. Maintenant, c'est le niveau de la reprise qui sera déterminant pour les semaines et les mois qui viennent.

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