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Économie – Social

Indre : les casses automobiles débordées avec la prime à la conversion

lundi 14 janvier 2019 à 16:26 Par Aurore Richard, France Bleu Berry

Depuis début 2018, les Français peuvent bénéficier d'une prime à la conversion, une aide financière, lorsqu'ils remplacent leur véhicule par un autre, moins polluant. Leurs anciens véhicules sont détruits dans des casses automobiles qui ont vu leur activité fortement augmenter en 2018.

Récup Auto est passée de 650 entrées de véhicules à 1 000 entrées avec la prime à la conversion.
Récup Auto est passée de 650 entrées de véhicules à 1 000 entrées avec la prime à la conversion. © Radio France - Aurore Richard

La Châtre, France

La prime à la conversion fête ses un an. Cette prime doit aider les Français à remplacer une voiture ancienne par une autre, moins polluante. En 2018, ce coup de pouce allait de 1 000 à 2 500 € selon les ressources et le véhicule et il est renforcé en 2019. La prime est doublée, elle peut maintenant monter jusqu'à 5 000 € pour les 20% de ménages les plus modestes.  

Cela devrait encore séduire de nombreux Français. Déjà l'année dernière, il y a eu 300 000 demandes. Cela a donné du travail supplémentaire aux casses automobiles, c'est le cas à Récup'Auto à La Châtre où l'activité a bondi de 50%.  

Une personne a été embauchée en CDD pour renforcer l'effectif

"Avant, on tournait à cinq ou six voitures par jour et là, on double largement", explique Laurent, qui travaille là depuis huit ans. Récup Auto est passée de 650 entrées de véhicules à 1000 entrées. Un CDD a même été recruté. 

La personne employée en CDD va sûrement être embauchée en CDI si l'affluence de voitures est aussi importante en 2019. - Radio France
La personne employée en CDD va sûrement être embauchée en CDI si l'affluence de voitures est aussi importante en 2019. © Radio France - Aurore Richard

Isabelle, elle, s'occupe seule de la partie administrative. "Il faut détruire les cartes grises et après, les télétransmettre. On s'est organisé différemment pour l'enregistrement : on fait immédiatement alors qu'avant, on faisait en décalé. On est obligé de faire au fur et à mesure pour ne pas être débordé", souligne Isabelle. 

Des pertes sur la revente de pièces détachées

C'est aussi nécessaire pour ne pas être encombré. Le gérant a 14 000 m², mais la réglementation lui interdit d'avoir trop de voitures. Il a donc toujours besoin de place et rapidement. "_On n'a pas le temps d'analyser les pièces et de les mettre à la vente_. On est dépassé ! Des véhicules partent donc à la ferraille presque complets. On est presque devenu des ferrailleurs", estime Jacques Aladenise. 

Le traitement d'un véhicule coûte 200 € au gérant.  - Radio France
Le traitement d'un véhicule coûte 200 € au gérant. © Radio France - Aurore Richard

Des pièces non vendues, cela veut dire moins d'argent dans les caisses. Alors que les dépenses, elles, augmentent selon le gérant : 

Tout est multiplié par 50% en plus. Le coût de dépollution, le coût de transport dans notre parc, c'est 200 € par véhicule"

Des frais qu'il arrive à gérer pour l'instant, mais il sait que pour s'en sortir, il devra vendre des pièces par internet, et plus seulement au comptoir.