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Économie - Social

Indre : plus aucune production à l'usine Sitram de Saint-Benoit-du-Sault

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Par , France Bleu Berry

La production de casseroles et d'auto-cuiseurs prend fin à Saint-Benoît-du-Sault (Indre). À partir du jeudi 19 décembre, l'activité de fabrication de l'usine Sitram prend fin. Un coup dur pour les salariés et le village de 580 habitants.

Il n'y aura plus aucune production sur le site de l'usine Sitram à Saint-Benoît-du-Sault
Il n'y aura plus aucune production sur le site de l'usine Sitram à Saint-Benoît-du-Sault © Radio France - Jérôme Collin

Saint-Benoît-du-Sault, France

"Si vous ne prenez pas une SITRAM, vous risquez de prendre une gamelle". Le slogan publicitaire est resté ancré dans l'esprit de nombreux Français. L'usine basée à Saint-Benoît-du-Sault depuis 1960 va partiellement cesser son activité, jeudi 19 décembre. Il n'y aura plus aucune production sur place. Les 20 salariés vont être licenciés et se verront proposer des solutions de reclassement ou d'accompagnement pour trouver un autre emploi. Il n'en restera plus que 10 pour les activités de stockage et de logistique pour les autres activités du groupe Cargo, propriétaire de Sitram. Au plus fort, dans les années 80 et 90, Sitram employait jusqu'à 500 personnes, surtout des intérimaires.

Une fermeture partielle liée à un effondrement du marché

Pourquoi une telle décision ? "À cause d'un effondrement du marché", explique René Renda, directeur de l'usine. Le produit-phare de Sitram, c'est l'auto-cuiseur. "En France, il s'en vendait 1 million il y a encore 5 ans. Aujourd'hui, il s'en vend 500 000. Les habitudes des consommateurs ont changé. Les jeunes notamment préfèrent des équipements simples qui cuisent les aliments mais permettent aussi de les cuisiner", précise René Renda.

23 postes avaient déjà été supprimés en novembre 2013 à l'usine de Saint-Benoît-du-Sault. L'entreprise tentait de remonter la pente. Elle s'était attachée les services du champion de rugby Sébastien Chabal pour une campagne publicitaire en 2018. Mais ça n'a pas suffi. "C'est forcément dommageable pour la commune", regrette Christian Brec, maire de Saint-Benoît-du-Sault. "C'était une locomotive pour les commerces et d'autres entreprises qui s'étaient installées et travaillaient en sous-traitance avec la Sitram. Il y a forcément des commerces qui vont en pâtir", ajoute le maire du village de 580 habitants.

Le bâtiment de l'usine SITRAM à Saint-Benoît-du-Sault, dans l'Indre - Radio France
Le bâtiment de l'usine SITRAM à Saint-Benoît-du-Sault, dans l'Indre © Radio France - Jérôme Collin

La déception des habitants de Saint-Benoît-du-Sault

Sitram, c'est une entreprise emblématique en Berry, et notamment dans la région de Saint-Benoît-du-Sault. "Ça me fait mal au cœur. J'ai de la famille qui travaillait là-bas. Moi-même, j'ai bossé chez Sitram comme intérimaire. C'est vraiment triste pour notre village", explique Nadine. Les commerçants s'inquiètent aussi des conséquences de cette cessation partielle d'activité. Yves vend des fruits et légumes sur le marché. "On va encore licencier des gens, nos villages vont mourir. Les gens vont partir travailler ailleurs. Ils feront leurs courses dans la ville où ils travaillent et n'achèteront plus ici", regrette-t-il.

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