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Économie – Social

En visite à Valenciennes, le patron de PSA exige une forte augmentation de la production

mardi 28 août 2018 à 18:08 - Mis à jour le mardi 28 août 2018 à 18:26 Par Cécile Bidault, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Nord

INFO FRANCE BLEU - L'usine PSA de Valenciennes, va devoir passer la seconde ! Ce mardi 28 août, le PDG du groupe automobile, Carlos Tavares, s'est déplacé, en personne, sur le site de Trith-Saint-Léger. Il exige de passer de 1800 boîtes produites chaque jour à 3000 à partir du 1er novembre.

Carlos Tavares, patron de PSA, lors d'une visite à l'usine Sevelnord d'Hordain en 2016
Carlos Tavares, patron de PSA, lors d'une visite à l'usine Sevelnord d'Hordain en 2016 © Maxppp - PHOTO PQR / VOIX DU NORD

Valenciennes, France

Le grand patron du groupe PSA était en visite, ce mardi, à l'usine de boîtes de vitesse de Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes. Carlos Tavares, le PDG du groupe automobile français, a passé plusieurs heures sur le site, rencontrant la direction locale, les syndicats et les salariés, loin des médias qui n'étaient pas conviés.

Depuis le mois de juin, l'usine nordiste ne parvient pas à faire face à la commande, et en conséquence, des sites d'assemblage de voitures, en France et ailleurs en Europe, tournent au ralenti, voire mettent des salariés au chômage technique, comme c'est le cas actuellement de l'usine de Sochaux.

Coup de pression

Carlos Tavares a donc demandé à l'usine valenciennoise d'augmenter la cadence, en passant de 1800 boîtes produites chaque jour à 3000 à partir du 1er novembre. "Il a maintenu la pression", décrypte Luc Samsoen, directeur des ressources humaines du pôle industriel Nord de PSA, "en disant que nous avions dans les mains les résultats du deuxième semestre. Et il a pu remettre en confiance les salariés, pour dire que Valenciennes n'était pas pointé du doigt comme le vilain petit canard du groupe".

Luc Samsoen, directeur des ressources humaines du pôle industriel Nord de PSA

Car la défaillance de l'usine valenciennoise s'explique, selon la direction, par le succès commercial des voitures de PSA. Elle assure "poursuivre la mise au point des installations" pour faire face à la demande.

On se demande si Monsieur Tavares a bien visité l'usine de Valenciennes - un délégué CGT

Pour remplir l'objectif de 3000 boîtes quotidiennes dans deux mois, l'accélération devra être fulgurante dans l'usine valenciennoise. Cédric Brun, délégué CGT de l'usine de Trith-Saint-Léger, est très pessimiste : "on se demande si Monsieur Tavares a bien visité l'usine de Valenciennes ! Il faut qu'il descende un peu de son bureau, et qu'il comprenne qu'on ne pourra pas garantir cette production. C'est impossible. Vous avez Valenciennes qui fait des heures supplémentaires, pour moitié non rémunérées, qui souffre, et Sochaux qui est au chômage technique. Il y a un paradoxe important. On n'y arrivera pas. Ni industriellement, ni socialement".

Cédric Brun, délégué CGT de l'usine PSA de Valenciennes