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Économie – Social

Info France Bleu Paris - Les salariés Vélib' suspendent leur grève

lundi 27 novembre 2017 à 16:27 - Mis à jour le lundi 27 novembre 2017 à 17:41 Par Martine Bréson et Emmanuel Collardey, France Bleu Paris et France Bleu

Les salariés Vélib' ont suspendu la grève commencée il y a deux semaines. Jeudi, ils ont arrêté les blocages et ils reprennent le travail mardi. Ils protestaient contre les conditions de reprise de Smoovengo. Ils veulent montrer leur bonne volonté et espèrent être repris dans de bonnes conditions.

Vélib'
Vélib' © Radio France - Nicolas Olivier

Paris, Île-de-France, France

La grève des salariés de Cyclocity, qui géraient les Vélib' avant le perdre le marché au profit de Smoovengo, est supendue. Jeudi dernier, les salariés Vélib' ont décidé de lever les blocages. Lundi ils ont voté une reprise du travail pour mardi.

Les salariés s'étaient mis en grève il y a deux semaines pour protester contre les propositions de reprise de Smoovengo. Tous les dépôts étaient bloqués et tous les salariés avaient arrêté le travail, explique le délégué CGT de Cyclocity, Fouad Lastate, à France Bleu Paris. Selon ses calculs, les propositions d'embauche de Smoovengo leur faisaient perdre près de "230 euros net de salaire".

Un accord a été trouvé avec JCDecaux

Les salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux, avaient donc arrêté la maintenance des Vélib' pour faire pression sur la nouvelle société des vélos en libre-service. Ils ont, disent-ils, obtenu des conditions acceptables pour leur départ de JCDecaux. La Mairie de Paris a engagé jeudi des discussions avec les délégués syndicaux et les deux sociétés, JCDecaux et Smoovengo. Fouad Lastate précise que les salariés ont fait "beaucoup de concessions. Le groupe Decaux a fait des propositions. On n'est pas satisfait à 100% mais les salariés sont d'accord", dit-il.

Smoovengo n'a fait aucun effort selon les syndicats

Ça bloque encore du côté de Smoovengo, indique le délégué syndical CGT. "Pour l'instant, il y a zéro avancée. Il y a trois sujets majeurs pour nous : la garantie de l'emploi et pour l'instant on n'en a aucune parce qu'il n'y aura pas la reprise de l'ancienneté. Pour les paniers repas, il y a une perte de 7 euros par jour, ce qui est énorme pour un salarié qui touche au maximum 1.500 euros net. Pour la mutuelle, la perte est entre 45 et 80 euros". Fouad Lastate a calculé que la perte était d'au moins 230 euros net par mois en pouvoir d'achat. "Pour un salarié qui est juste au-dessus du SMIC, c'est énorme", dit-il.

Les syndicats donnent 48 heures aux négociations

Les syndicats demandent maintenant à la Mairie de Paris de faire pression sur Smoovengo "pour qu'il fasse des efforts de son côté. En attendant, pour montrer notre bonne volonté, on a suspendu toutes nos actions. Depuis jeudi dernier il n'y a plus d'action, plus de manifestation, plus de blocage". Et mardi donc, le travail reprend mais, s'il n'y a pas de vraies propositions, "les salariés reprendront leur mouvement", précise le délégué syndical.

Un comité d'entreprise doit avoir lieu mercredi indique Fouad Lastate qui précise que les salariés donnent deux jours à Smoovengo et à la Mairie de Paris. "Mercredi il y a le conseil du syndicat mixte qui gère les Vélib' et les salariés veulent qu'il y ait une pression sur Smoovengo pour qu'il fasse de vraies propositions et qu'il avance".