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Économie – Social

INFOGRAPHIE - Rachat de SFR : Bouygues surenchérit

vendredi 21 mars 2014 à 9:21 France Bleu

Bouygues a déposé mercredi une nouvelle offre de rachat de SFR auprès de sa maison mère Vivendi, a-t-on appris jeudi soir. Une nouvelle offre supérieure de près de deux milliards d'euros à la précédente. Pour cette proposition, Bouygues dispose du soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, le bras financier de l'Etat.

Les deux scénarios du rachat de SFR
Les deux scénarios du rachat de SFR © IDÉ

Vivendi a annoncé, la semaine dernière, avoir retenu Numéricable comme candidat favori à la reprise de SFR et avoir engagé des négociations exclusives avec le câblo-opérateur. Qu'à cela ne tienne, Bouygues renchérit. L'opérateur français a déposé mercredi une nouvelle proposition de rachat de SFR, à 13,15 milliards d'euros. C'est 1,85 milliard de plus que lors de la dernière proposition.

A ses côtés, Bouygues dispose désormais d'un partenaire de taille : la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Le bras financier de l'Etat (déjà actionnaire à 3% de Bouygues) est prêt à investir 300 millions d'euros dans le nouvel ensemble, et deviendrait actionnaire à 3% du groupement SFR-Bouygues. "C'est une opération intéressante qui consolide le secteur des télécoms en France ", selon Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la CDC.

Pinault et JCDecaux parties prenantes dans la nouvelle offre

D'autres investisseurs ont accepté de placer des participations dans cette offre de reprise, tels que la famille Pinault et JCDecaux. En revanche, la participation restante de Vivendi dans le nouvel ensemble serait inférieure, avec cette nouvelle proposition : 21,5% du capital, contre 43% auparavant (et 32% dans la proposition de Numéricable).

La Caisse des Dépôts et des Consignations va donc dans le sens du gouvernement : "Je crois que le débat continue " a déclaré Arnaud Montebourg après que Vivendi a annoncé avoir choisi Numéricable. Le fait que Patrick Drahi, patron d'Altice, maison-mère de Numéricable, soit domicilié en Suisse, est un obstable, pour le gouvernement.

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