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Dossier : Les Fonderies du Poitou en danger

Ingrandes : "Les Fonderies du Poitou font vivre tout le Châtelleraudais"

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Par , France Bleu Poitou
Ingrandes-sur-Vienne, Ingrandes, France

Semaine décisive pour l'avenir des Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne, actuellement en redressement judiciaire. Lundi, les organisations syndicales sont reçues à Bercy en présence d'un responsable de Renault, avant la date limite de dépôt des candidatures pour la reprise, prévue jeudi.

Les Fonderies du Poitou à Ingrandes font travailler plus de 700 salariés et font vivre plusieurs milliers d'emplois indirects dans le Châtelleraudais.
Les Fonderies du Poitou à Ingrandes font travailler plus de 700 salariés et font vivre plusieurs milliers d'emplois indirects dans le Châtelleraudais. © Radio France - Jules Brelaz

Le Châtelleraudais retient son souffle. Le tribunal de commerce de Poitiers a fixé au jeudi 28 février la date limite de dépôt des offres de rachat des Fonderies du Poitou, rassemblant le sous-traitant automobile qui fabrique des blocs moteurs en fonte à Ingrandes-sur-Vienne (408 emplois) et son usine mitoyenne Saint-Jean-Industries (Ex-Fonderies Alu, environ 350 salariés). Pour cette dernière, la seule offre de reprise portée par le groupe anglo-indien Liberty House prévoit 130 suppressions de poste.

Moi j'ai 40 ans de boîte aux Fonderies du Poitou, si elles ferment, ça va être mort dans le coin, il n'y aura plus rien (Pascal)

"Les Fonderies du Poitou représentent près de 700 personnes à Ingrandes, mais font vivre aussi des artisans, des petites entreprises, quelques 2.000 emplois indirects dans le bassin du Châtelleraudais, sur les communes d'Usseau, Antran, Dangé-Saint-Romain, ce serait une catastrophe si les Fonderies fermaient", explique Bruno Maville, maire-adjoint d'Ingrandes.

Quand les Fonderies du Poitou sont malades, c'est tout le Châtelleraudais qui tousse

Si la solution d'une reprise globale des deux sites semble être plébiscitée par Renault et les pouvoirs publics, la première offre déposée par Liberty House pour l'usine Alu ne satisfait ni les élus du personnels, ni les juges consulaires du Tribunal de Commerce.

Poissonnier à Antran, Laurent a plusieurs membres de sa famille qui travaillent aux Fonderies du Poitou. "Tout le monde va être impacté, les salariés, mes clients, directement ou indirectement. Ça va être terrible pour toute l'économie, d'ailleurs mon voisin de table travaille aux Fonderie."

"Il n'y a rien à dire, on n'a plus qu'à subir" (Didier, 36 ans aux Fonderies)

A Ingrandes-sur-Vienne, certains habitants veulent croire à un sauvetage de tous les emplois mais d'autres craignent des licenciements. "Je ne sais même pas si on peut croiser les doigts, ça ne dépend pas de nous. Mais s'ils ferment les deux sites des Fonderies, il y a au moins 2.000 personnes qui vont perdre leur emploi, ça va être une catastrophe locale et régionale", redoute Didier, un salarié des Fonderies.

Les syndicats des Fonderies reçus à Bercy ce lundi

La manifestation des salariés des Fonderies du Poitou devant l'usine Renault du Mans (Sartre) vendredi a porté ses fruits puisque les syndicats ont obtenu des rendez-vous au ministère de l'Economie à Paris. 

"C'est Renault qui tire les ficelles, c'est eux qui prennent la décision de faire fabriquer des pièces dans le Châtelleraudais ou bien de les envoyer en Roumanie, en Turquie ou en Iran"

La CGT Fonderie Fonte et la CGT et la CFE/CGC Aluminium sont reçues à Bercy ce lundi 25 février à 9h00 en présence de Bruno Moustacchi, directeur des achats des fournisseurs chez Renault, avant une réunion prévue à 11h00 avec le Comité interministériel de la restructuration industrielle (CIRI). 

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