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Ingrandes-sur-Vienne : plan social en vue à l'usine fonte des ex-Fonderies du Poitou

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Par , , France Bleu Poitou

La nouvelle est tombée ce mercredi midi lors d'un comité social et économique. Renault renonce à commander son nouveau carter à l'entreprise qui emploie 298 personnes près de Châtellerault. Le groupe Liberty Alvance envisage un plan de sauvegarde de l'emploi.

Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne)
Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne) © Radio France - Jules Brelaz

C'est tout l'avenir de la fonderie fonte qui vient de basculer ce mercredi lors du comité social et économique sur le site d'Ingrandes-sur-Vienne près de Châtellerault. Le groupe propriétaire du site, Liberty Alvance, a annoncé en effet que les négociations avec Renault ont échoué et que le constructeur automobile français renonce à faire fabriquer son nouveau carter sur place. Un plan de sauvegarde de l'emploi devrait donc être mis en place, sans qu'on en connaisse, pour l'instant, l'ampleur. 

Situation tendue sur place

La fonderie fonte (Liberty Fonderie Poitou) emploie 298 personnes. Sur place, la situation est tendue. Le patron de Liberty Alvance, propriétaire des lieux, a déclaré : "Je comprends votre colère. Nous veillerons à proposer à chacun d'entre vous une solution."

La fonderie aluminium, qui emploie 300 autres salariés, n'est pas concernée par ces annonces.

"Renault a toujours fait son devoir, ça fait des années que nous soutenons cette usine, presque à bout de bras. Les engagements, lorsqu'il y en a, sont des engagements réciproques" (en termes d'investissements pour la reconversion), a réagi auprès de nos confrères de l’AFP Jean-Dominique Sénard, président du groupe Renault, en marge d'une conférence de presse, dans des propos sévères pour l'actionnaire Liberty.

"En termes de qualité et de volumes, on sait faire, mais il fallait peut-être réinstaurer un climat de confiance et Renault n'a plus confiance en Liberty, et nous n'avons pas confiance en Liberty", a souligné pour sa part Alain Delaveau, délégué CGT Fonte, en accusant le propriétaire de l'usine de ne pas respecter ses promesses d'investissement pour sa reconversion. "L'avenir n'est pas serein, mais on n'est pas mort, on va encore se battre", a-t-il assuré.

Localisées côte à côte à Ingrandes-sur-Vienne, juste au nord de Châtellerault, les deux entreprises Liberty Alu Poitou et Liberty Fonderie Poitou (ex-Fonderies), 600 salariés au total, sont passées au printemps 2019 sous le contrôle de leur nouvel actionnaire britannique, Liberty House, une société du Gupta Family Group Alliance (GFG Alliance), de l'homme d'affaires britanno-indien Sanjeev Gupta.

Six mois d'activité... Et ensuite ?

Liberty Alu fabrique notamment des culasses, un marché porteur, contrairement à Liberty Fonderie, dont les carters en fonte pour diesel ne trouvent plus preneurs, et pour qui Liberty dit chercher une reconversion. Selon nos informations, l'usine fonte a encore quelque 200.000 pièces a produire pour Renault, ce qui maintiendrait de l'emploi pour 6 mois à un an, selon le nombre de travailleurs restant impliqués sur le site.

Une quarantaine pourraient rejoindre l'usine alu. C'est en tout cas ce que propose la direction de Liberty. "Nous avons un autre projet de remise en état de véhicules d'occasion pour lequel nous sommes en discussion avec un partenaire. L'objectif est de signer une lettre d'intention en décembre", ce qui représenterait 80 emplois d'ici 2023. Le plan social pourrait être également adossé à un plan de départs volontaires. "Nous voulons à tout prix éviter qu'il y ait des gens qui restent sur le carreau" a clamé à plusieurs reprises Guillaume de Goÿs, directeur des opérations pour Alvance, la branche aluminium de GFG, présent à Ingrandes hier.

En réaction à ces annonces, les salariés ont décrété la grève et bloquent jusqu’à nouvel ordre les sorties de culasses et de carters sur le site poitevin.

Des carters empilés devant les grilles de l’usine.
Des carters empilés devant les grilles de l’usine. © Radio France - William Giraud
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